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2026 : c’est parti pour transformer le Système éducatif. Collectivement !
Une affaire politique avant tout ! Et de mobilisation citoyenne !
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Le Collectif La Riposte Education auquel nous sommes associés car des membres d’Education bien commun y participent activement depuis le premier appel de 2024, lance un second appel le 15 janvier 2026 pour rassembler tous les collectifs, les associations, les syndicats, les simples citoyen•e.s, les élèves, etc. en vue d’un Grenelle alternatif ou Contre-Grenelle prévu depuis 2024 : il aura lieu en janvier 2027.
Après tous les chantiers en 2024 et rassemblements à Paris et Montpellier en 2025, sur diverses thématiques (voir sur le site) :
Lire ici le pdf de l’appel pour un premier rassemblement à Montpellier (d’autres suivront dans l’année)
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Appel du Café Pédagogique du lundi 5/01/2026 : cliquer ici Urgent et très important
- pour informer les candidats aux élections… 2027 tout particulièrement
- pour montrer l’état de délabrement de l’Ecole à tous les niveaux
- qui fonctionne avec une idéologie de tri social
- [NDLR qui, cachée, a toujours existé depuis les soit-disant élans émancipateurs pour une école, communale, commune pour toutes et tous, de Jules Ferry !
Appel pour dire haut et fort
- qu’aujourd’hui l’idéologie de tri social ne se cache plus.
- cf. les x ministres depuis Blanquer depuis 2017 qui revendiquent, l’assument et l’imposent autant aux élèves qu’aux familles qu’aux enseignant.e.s et à toute la hiérarchie : toute la communauté éducative.
- que c’est un modèle d’exclusion.
- C’est un tri social des plus pauvres des plus défavorisés des classes populaires, des immigrés, des étrangers… De tous les élèves différents aussi !
- que le Système éducatif français fait semblant… depuis toujours, d’être un lieu d’accueil et d’émancipation.
- En réalité, Il rejette, il trie : (sauf exceptions remarquables à certaines époques à analyser… Il existe des études, des livres sur le sujet…)
- C’est évidemment actuellement de manière exacerbée jusqu’à l’absurde…
- le modèle du RN ! Son programme !
Un seul mot d’ordre :
pour tous les progressistes, les humanistes, celles et ceux qui croient encore en une véritable École Émancipatrice qui ne fait plus semblant !
- Résister riposter collectivement. !
- Il en va de l’avenir de nos enfants de nos petits-enfants
- de la France
- et d’une Culture ouverte aux autres cultures !
Transformons ce Système radicalement ! Il agonise !
Le collectif Education bien commun s’associe à l’Appel
Le collectif La Riposte Education s’associe à l’Appel
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Pour les enfants de Gaza, victimes du génocide
La chanson de HK et les Saltimbanques : « Il vous appartient de vivre ! HK chante le dernier poème de Refaat Alareer poète palestinien de Gaza » : Gaza, Gaza Cliquer

Ils voudraient que l’on t’oublie (Gaza, gaza…)
Que ton nom soit interdit (Gaza, Gaza…)
Toi l’enfant de Palestine (Gaza, Gaza…)
Qui se relève et qui s’obstine (Gaza, Gaza…)
De tout ton cœur, de tout ton être (Gaza, Gaza…)
À ne jamais disparaitre (Gaza, Gaza…)
De cette terre qui t’a vu naître (Gaza, Gaza…)
De ce pays, de tes ancêtres (Gaza, Gaza…)
Aujourd’hui mon cœur est lourd (Gaza, Gaza…)
Aujourd’hui le monde est sourd (Gaza, Gaza…)
Et laisse faire les actes infâmes (Gaza, Gaza…)
Enfant qu’on tue ou qu’on affame (Gaza, Gaza…)
Qui fait semblant de ne pas voir (Gaza, Gaza…)
Qui feint de ne pas savoir (Gaza, Gaza…)
A perdu son humanité (Gaza, Gaza…)
Son honneur et sa dignité (Gaza, Gaza…)
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Pensons aussi à tous les enfants d’Ukraine et de partout…premières victimes des guerres des adultes. Notre collectif Education bien commun créé en 2020, a toujours défendu l’émancipation et la protection des enfants et des jeunes en tous lieux, pas seulement en France.
Ce fut le combat de notre ami Raymond Millot toute sa vie.
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En souvenir de Raymond Millot : hommage et témoignages
Il avait et a toujours raison, lui le défenseur de la cause des enfants et des jeunes. Il est peu connu dans les medias traditionnels, même son décès n’a pas eu l’écho qu’il méritait. Mais nous, les membres du collectif Education bien commun et du Conseil de la Nouvelle Résistance (CNNR) deux collectifs qu’il a initiés dès 2020, nous sommes toujours là pour maintenir sa mémoire, propager ses idées qui sont les nôtres, à travers vents et marées : exaltant ! On continue Raymond !
Il y a un an, le 19 août 2024, à 98 ans, Raymond Millot quittait ce monde si désespérant, lui, l’ancien instituteur qui avait voué sa vie à la cause des enfants, des élèves, avec un tel optimisme, dynamisme et conviction pour transformer radicalement le système éducatif et pas seulement le reformer, ne plus seulement le réformer par de petites réformettes qui ne remettent jamais rien en question. Il y avait réussi, avec sa compagne Rolande, avec des équipes d’institutrices et d’instituteurs entre les années 60 et 2000, à l’intérieur du système scolaire public formées à l’Education nouvelle (mouvement Freinet, Gfen, etc.) dans les écoles expérimentales l’intérieur du système public d’éducation. NL [Lire la suite ici…]
Hommage de son éditeur Florent Massot : » »Cela fait un an que Raymond nous a quitté.e.s. Nous pensons à vous tous et toutes et bien sûr à lui qui nous manque tant. Nous allons remettre en avant son dernier écrit auquel il tenait tant : « Bifurquer… Changer l’ordre millénaire ! » Ouvrage si nécessaire et dans l’actualité. »
« Partant du mouvement Me Too et du rapport de la CIIVISE qui tous deux dénoncent le statut d’objets sexuels que subissent femmes et enfants, j’invite à réfléchir plus globalement sur le statut d’objet que la famille et la société assignent à l’enfant, et notamment, le système éducatif qui vise à le formater de multiples manières. »
[Lire la suite des témoignages ici…]
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Le livre de Raymond Millot terminé en 2024 juste avant son décès
« Bifurquer… Changer l’ordre millénaire »

Chez l’éditeur Florent Massot, 2024.
- La maison d’édition Florent Massot est décrite ainsi dans un article du Nouvel Obs « La maison d’édition, fondée en 2017 par Florent Massot pour « accompagner les changements de société, ouvrir des brèches et jeter des ponts pour traverser ce monde en crise ».
- De très grandes difficultés pour les petits éditeurs : « Depuis 40 ans que j’exerce ce métier, je peux témoigner que cette répartition a toujours existé : les très gros groupes d’un côté, les petits de l’autre. Ce qui est différent, c’est la promiscuité entre groupes de presse et groupes d’édition. Si Vincent Bolloré, propriétaire de TV et de radios, devient propriétaire d’encore plus de maisons d’édition, on voit bien qu’un livre publié chez Plon ou Robert-Laffont sera avantagé pour sa promotion. » A lire ici.
La parole se libère enfin après Bétharram : maltraitances dans tout le système scolaire, public et privé
« La parole se libère sur la nature systémique du système scolaire (public et privé) : maltraitances
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A quand un véritable # metoo enfants et jeunes ?
- 25 mars 2025 : Annonce inattendue mais très politique de la ministre Elisabeth Borne d’un @metoo scolaire…: « MeToo scolaire » : Borne là où on ne l’attendait pas. » La journaliste du site Les Echos : « A la faveur de l’affaire Bétharram, Elisabeth Borne se retrouve à accompagner une libération de la parole inédite de victimes agressées dans des enceintes scolaires.
- Après la violence faite aux femmes, la société est-elle mûre pour voir celle des enfants ?« Article du site Les Echos.
Raymond Millot dans son manifeste, « Bifurquer… Changer l’ordre millénaire », le testament de toute une vie de combat pour l’émancipation des enfants et de la jeunesse était bien en avance lorsqu’il a écrit en 2024 :
« La bifurcation est en cours dans de nombreux domaines du vivant » Et il a listé : les étudiant.e•s qui appellent à bifurquer, les femmes avec #metoo, les hommes quand ? Mais les enfants ? Dans le système éducatif actuel ?
- « Les enfants. Ils ne peuvent, comme les étudiant.e.s, revendiquer un statut de sujet et espérer un travail dont le sens leur soit évident.
- C’est pourquoi nous le faisons pour eux et souhaitons pouvoir le faire lors d’une Convention citoyenne sur l’Education. »
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Une analyse très pertinente sur le système éducatif en général
Une analyse très pertinente sur Facebook du 28/04/2025, de Philippe Watrelot, ancien prof de SES sciences économiques et sociales de l’Affaire Betharram qui dépasse
– le cas de François Bayrou qui n’a rien vu rien entendu
– l’unique cas de l’enseignement privé sa violence et ses dérives
– pour questionner aussi le public et son approche de l’émancipation des enfants et des jeunes très peu interrogée car allant de soi alors que les mêmes mécanismes que dans le privé y sont aussi à l’œuvre. C’est d’ailleurs le propos de notre collectif Education bien commun depuis 2020. Educationbiencommun.fr »
Sur le blog de Médiapart de Philippe Watrelot.
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Manquements des politiques publiques de protection de l’enfance

La santé mentale des jeunes et des enfants dévoilée dans plusieurs rapports :
- « La santé mentale est bien une urgence de santé publique. Les faits comme les chiffres des dernières enquêtes se passent de mots. Le lycéen de 16 ans qui a poignardé mortellement une élève et blessé 3 autres élèves est décrit comme un adolescent à la personnalité « à l’évidence suicidaire », par le procureur lors de sa conférence de presse. Est-ce vraiment de portiques et de fouilles dont l’Ecole a besoin ou de professionnels de santé ? Même le secrétaire général de l’enseignement catholique en doute… » Sont-ce des « sauvageons » comme les avait appelés un ancien ministre de l’Education, Chevènement à l’époque ? Tout bons à être mis en cage ? Non, il leur faut une écoute et d’abord à l’Ecole, cette institution qui broie dès la maternelle maintenant avec l’obligation d’entrée à 3 ans instaurée par Attal, l’ancien ministre. Les réponses sécuritaires à droite où le ministre de l’Intérieur a déclaré immédiatement : « Très vite après les faits, le Ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a condamné « l’ensauvagement de la société » et analyse l’acte tragique comme « un fait de société » qui « illustre une nouvelle fois la violence endémique qui existe dans une partie de la jeunesse ». Une société qui ne se préoccupe pas de la santé de ses jeunes est une société en perdition. Lire sur le Café Pédagogique « Nantes : approche sécuritaire pour masquer l’urgence de la santé mentale. »
- Et le rapport sur la maternelle de 2024 ? Il dénonce aussi l’incurie de l’assistance aux plus petits, en maternelle où le service public de santé mentale (psychologues, médecins) sont de plus en plus réduits si ce n’est inexistants : « En maternelle, environ 1 enfant sur 12 concerné par au moins une difficulté de santé mentale. […] « Une étude inédite de France Santé publique publiée le 10 décembre 2024 menée auprès des enfants de 3 à 6 ans révèle leur souffrance dès le plus jeune âge. 8,3 % des enfants scolarisés en maternelle présentaient au moins une difficulté émotionnelle, oppositionnelle ou d’inattention/ hyperactivité probable avec un retentissement sur leur vie au quotidien. Ce chiffre alerte sur la nécessité de dispositifs d’accompagnement en santé mentale des enfants avant l’âge de 6 ans, dans l’école comme en dehors. » Lire sur la page du Café Pédagogique.
- Et le dernier rapport « Manquements des politiques publiques de protection de l’enfance : publication du rapport d’enquête de l’Assemblée nationale. »
- Rapport du 8 avril ici […]
- Et dans le site Le Nid : « Le rapport dresse le constat d’une action publique profondément et structurellement dysfonctionnelle et d’un manque chronique d’implication de l’État. L’Amicale du Nid, compte-tenu de son action auprès des jeunes, en prévention comme en co-accompagnement de victimes sexuellement exploitées, n’est hélas pas étonnée des constats dressés. […] « Il appelle à une mobilisation de tous les acteurs pour une réforme d’ampleur visant à recentrer la politique de Protection de l’Enfance sur les besoins fondamentaux de l’Enfant, tout en prenant dès à présent les mesures d’urgence que commande la gravité de la situation. »
- Ce rapport est le fruit de travaux menés pendant près d’un an par deux commissions d’enquête.
- La première, créée à l’initiative du groupe Socialistes et apparentés, fut interrompue en juin 2024 en raison de la dissolution de l’Assemblée nationale.
- La seconde a été créée en octobre 2024 à la suite d’un vote unanime en séance publique.
- « L’Amicale du Nid propose des Missions Mineur·es de co-accompagnement des victimes : 283 enfants et jeunes majeur·es ont été accompagné·es en 2024.
- 5% avaient 15 ans et moins ; 65% entre 15 et 17 ans
- 94% de filles
- 84% de nationalité française
- Une forte prévalence des jeunes sous mesures de Protection de l’Enfance : 56% des jeunes sont placé·es dans le cadre de la Protection de l’Enfance, 15% bénéficient d’une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert (AEMO), 6% d’un accompagnement en milieu ouvert administratif
- 68% sont déscolarisé·es
- Toutes et tous ont été exposé·es à des violences avant d’être sexuellement exploité·es : 80% ont subi des violences physiques, 77% des violences sexuelles, 58% des violences intrafamiliales (dont la moitié victimes d’inceste) 46% de la cyberviolence (provocation à la haine en ligne, contenus d’exploitation sexuelle en ligne, sextorsion, grooming, revenge porn, accès précoce et non souhaité à des contenus pornographiques.
- Age de la première « passe » prostitutionnelle : 13.87 ans en moyenne, 13.92 ans pour les filles, 12.5 ans pour les garçons, 14.25 ans pour les enfants se déclarant transidentitaires.
- 54% ont porté plainte : violences intrafamiliales, proxénétisme en particulier. »
- Ce rapport est le fruit de travaux menés pendant près d’un an par deux commissions d’enquête.
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Les lycéens : leur vie au lycée et ailleurs
– 220 000 réponses de lycéens en souffrance en 48 heures –
L’enquête inédite de Louis Boyard auprès des collégiens et des lycéens en souffrance
« C’est une enquête inédite, la plus grande jamais réalisée sur la jeunesse scolarisée. Tout a commencé par une vidéo visionnée plus de 3 millions de fois en moins de 24 heures par laquelle le député LFI Louis Boyard a lancé une grande consultation des collégiens et lycéens au sujet de leur santé mentale et de et de leur emploi du temps surchargé. » [Lire la suite ici]
– Parcours sup, un système cruel, absurde et générateur d’angoisses –
« Angoissés au quotidien, les étudiants ne sont pas le moins au sujet de leur avenir. Près de 81 % d’entre eux affirment que Parcoursup est une source d’angoisse. La même proportion trouve que le contrôle continu exerce une pression sur eux.
Les lycéens sont mis en concurrence, doivent mentir en série pour répondre aux exigences de formations qui ne justifient parfois pas leurs choix de recrutement, pour obtenir des métiers qu’ils ne veulent pas toujours exercer et ne donnent pas de sens à leur vie. »
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Résister c’est d’abord Riposter !
Le Collectif Riposte Education dont nous sommes membres, fait un travail de réflexion sur les constats actuels pour mieux faire des propositions pour l’avenir. « Présentation du livret collectif, produit par les 6 chantiers. Notons que depuis janvier 2024, dans toute la France, par visio-conférences, une par chantier avec un.e pilote, des personnes ressources, des contributrices et des contributeurs, ont travaillé sur plusieurs thèmes… Le pdf du livret : « Vers un Grenelle alternatif contre une école du tri social ».
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Résister ! De quel côté nous voulons être aujourd’hui ?
Salomé Saqué : Droit dans les yeux
Consulter ici : La Grande Librairie février 2025

« Tout peuple qui s’endort en liberté se réveillera en servitude » avertissait le philosophe Alain.
On ne bascule pas du jour au lendemain dans un régime autoritaire. Ceux qui, à travers l’Histoire, y ont plongé, n’étaient pas plus bêtes que nous, pas plus méchants. On y glisse souvent doucement, sans fracas, à force de petits renoncements et d’inconscience.
Ca commence par des mots vidés de leur sens, des réalités travesties, des discours qui banalisent ce qui ne devrait pas l’être, et puis un beau matin, on réalise que la démocratie n’existe plus. On n’est même pas stupéfait, on est impuissant.
Aujourd’hui, entre deux saluts nazis, l’hommage d’une partie de la presse à un homme qui a dédié sa vie à la haine et à la division, une discrimination de plus en plus assumée des minorités, des menaces de mort répétées à l’encontre d’artistes, d’activistes, d’avocats, de journalistes…
Vous ne l’entendez pas, la petite musique qui monte ? Cette musique ce n’est pas une mélodie, c’est le bruit assourdissant de la sonnette d’alarme.
Nous y sommes, à ce moment charnière où nous pouvons encore réagir, nous pouvons encore mettre en lumière les faits vérifiés, pour déchirer l’obscurantisme qui menace, nous pouvons encore dire haut et fort que nous ne voulons pas de ce monde-là. Nous pouvons utiliser nos droits tant que nous les avons, le droit d’informer, le droit de créer, le droit de rire et de faire rire, le droit d’affirmer notre envie de solidarité, notre besoin d’humanité. Nous avons encore le droit de résister de toutes nos forces à ce vent de haine et d’intolérance.
La démocratie ne meurt que si on la laisse mourir.
Pour reprendre les mots de Cyril Dion : »Il est peut-être temps de se demander de quel côté de l’Histoire, nous aurions été à l’époque, pour se demander de quel côté nous voulons être aujourd’hui. »
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« C’est à plusieurs qu’on apprend tout seul »
C’est le credo de notre collectif Education bien commun, mais aussi de celui de Riposte Education et bien entendu de tous les mouvements d’Education nouvelle, depuis Célestin Freinet et de tous les mouvements pédagogiques qui veulent réellement émanciper les enfants et les jeunes.
Des références
- Tout d’abord avec Eveline Charmeux qui à 93 ans aujourd’hui défend inlassablement, cette émancipation dans toutes ses conférences « Défendons une école humaniste avec Haim Ginott rescapé des camps, psychologue israélien clinicien émigré aux USA et son principe éducatif, compassion et fixation des limites : « Vos efforts ne doivent jamais produire des monstres éduqués, des psychopathes qualifiés, des Eichmann instruits !» Travaillons alors pour du positif, pour le travail de groupe : « C’est à plusieurs que l’on apprend à travailler tout seul. L’élève doit pouvoir parler dans la classe de ses problèmes, de sa vie hors de la classe. » Extraits d’un café-débat à Saint Orens de Gameville le samedi 15/03/2025.
- « François Le Ménahèze Enseignant et directeur en école publique, puis dans une école « ouverte » devenue une école Freinet à Nantes, François Le Ménahèze est devenu formateur d’enseignants en France et à l’étranger ainsi qu’intervenant en sciences de l’éducation à l’université de Nantes. Son dernier livre s’intitule « Coopérer pour changer le monde » aux éditions Céméa et Icem. » […] « Il propose aux organisations de toute nature d’adopter des principes coopératifs. «
- Citation « pour critiquer la « pédagogie traditionnelle « , véritable bouc émissaire de l’Éducation nouvelle, qu’Adolphe Ferrière, le chantre du mouvement, stigmatise dans un célèbre couplet en 1921.
- « Et sur les indications du diable, on créa l’école.
- L’enfant aime la nature : on le parqua dans des salles closes.
- L’enfant aime voir son activité servir à quelque chose : on fit en sorte qu’elle n’eût aucun but. (…)
- Il voudrait raisonner : on le fit mémoriser.
- Il voudrait chercher la science : on la lui servit toute faite.Il voudrait s’enthousiasmer : on inventa les punitions. »
Sur le site de Philippe Meirieu
- Y lire les différentes modalités de l’Education nouvelle « Au total, il semble bien que l’Éducation nouvelle ait mis en valeur des « notions » – l’activité, la motivation, le projet, le respect de l’enfant, la coopération, la formation à la liberté – sans stabiliser des « concepts » : toutes ces notions renvoient, en effet, à des visions différentes de l’éducation et de la société, les unes empreintes d’un naturalisme vitaliste, les autres d’un volontarisme techniciste, les unes centrées sur une vision du développement très « endogène » (l’enfant doit « s’épanouir » grâce à un environnement bienveillant), les autres rivées sur une conception très « exogène » de ce même développement (qu’il faut organiser et « gérer », avec les « outils » adéquats).
- Mais on peut aussi – comme moi – considérer que l’Éducation nouvelle exprime ainsi la tension fondatrice de l’entreprise éducative entre le principe de liberté – « nul n’apprend et ne grandit à la place de quiconque » – et le principe d’éducabilité – « nous devons tout mettre en œuvre pour que chaque enfant puisse apprendre et grandir ».
- Les promoteurs de l’Éducation nouvelle, dans ce qui peut nous apparaître aujourd’hui comme de simples querelles de famille, nous invitent ainsi à prendre acte de la complexité même de l’entreprise pédagogique pour s’engager dans la seule voie possible : « Tout faire en ne faisant rien », comme disait déjà Rousseau dans l’Émile, mettre en œuvre tout ce qui est possible pour que le sujet apprenne et grandisse par lui-même, inventer sans cesse des institutions, des environnements éducatifs, des situations d’apprentissage, des médiations culturelles qui permettent aux élèves de s’élever, de s’engager eux-mêmes dans l’aventure des savoirs, d’y découvrir le plaisir d’apprendre et la joie de comprendre ensemble.
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Respecter les enfants et les jeunes !
C’est respecter leurs rythmes, leurs besoins, ne pas vouloir les dresser !
Tout notre site est fondé sur cette prise de position viscérale ! Nous sommes nombreuses et nombreux à la partager !
Mais pas dans le système éducatif public où l’on continue à observer des déviances par rapport à ce principe d’émancipation par l’éducation. Mais à quel prix ? Et quels réels changements depuis Jules Ferry qui parlait aussi d’émanciper ? BIFURQUER !
- Raymond Millot, ancien instituteur, auteur de nombreux écrits dans notre site dont certains ont fait l’objet de publications, était un autodidacte touche-à-tout : pour lui, il faut baigner les élèves dans du concret, leur faire comprendre la technique et surtout refuser de mettre l’abstrait et les matières abstraites au pinacle. Il « a été charpentier, électricien, agent technique, instituteur à l’école expérimentale Vitruve », conseiller pédagogique, coordinateur du projet éducatif de la Villeneuve de Grenoble, en lien étroit avec l’INRP. » Consulter la page du ministère sur l’Institut national de recherche pédagogique (INRP) : archives administratives (1954-2010)
- Mais Raymond Millot tout en critiquant le caractère abstrait de l’Education – le tri social ! -, a été un éducateur, un penseur et un essayiste à travers de nombreux articles et journaux de bord de ses expériences concrètes sur le terrain depuis les années 60. Voir sa bibliographie.
- Article signé par Raymond Millot au sujet de l’expérimentation de la Villeneuve de Grenoble, dans le système éducatif public, soutenu par l’administration et qui a duré des années 70 à 2000 : « Vers une pédagogie communautaire.exte intégral cliquer sur PDF.
- « Analyse d’une expérience communautaire, exceptionnelle par sa cohérence et son ampleur, entreprise à la Villeneuve de Grenoble pour permettre de sortir du dilemme des réponses quantitatives… à la Villeneuve de Grenoble, et désireux d’en approfondir les perspectives, d’autre part aux terrains expérimentaux qui, dans le cadre de l’I.N.R.D.P., s’interrogent sur «l’élargissement de l’équipe éducative… d’une entreprise exceptionnelle par sa cohérence et son ampleur, celle de la Villeneuve de Grenoble, peut nous permettre, pour la première fois en France, de sortir du dilemme, de l’un et l’autre rêve, de poser les… deux à la fois (et ceux-là ne manquent pas). Les « préalables (quantitatif et qualitatif) sont-ils effectivement levés? Evidemment non dans l’absolu. Certainement oui dans le contexte humain actuel »
- Sur la Villeneuve de Grenoble, une autre analyse, celle de la Rolande Millot, compagne et collègue de Raymond Millot. Article avec Yves Parent : Une voie communautaire : les écoles de la Villeneuve de Grenoble. Texte intégral cliquer sur PDF.
- Article signé par Raymond Millot au sujet de l’expérimentation de la Villeneuve de Grenoble, dans le système éducatif public, soutenu par l’administration et qui a duré des années 70 à 2000 : « Vers une pédagogie communautaire.exte intégral cliquer sur PDF.
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Droits des enfants et des jeunes : Notre société se réveille-t-elle enfin ?
Des voix sortent du silence pour dénoncer l’horreur !
En introduction :
Voici une vidéo sur Youtube d’une interview exemplaire d’Edwy Pleynel qui nous donne la mesure du phénomène de la pédocriminalité, pire que la pédophilie qui se veut elle, amour des enfants. Il s’agit bien là de crimes contre l’enfance : dans le site de Médiapart, ses journalistes ont mené des enquêtes documentées sur l’Affaire de Bétharram et les mènent encore, ainsi que sur d’autres affaires qui se découvrent peu à peu (voir ci-dessous). L’enseignement privé catholique sous contrat, abreuvé de financements à l’heure où les finances du public sont en berne – c’est un choix politique ! – se dévoile sous des aspects sordides et mortifères pour l’Enfance. On apprend même que l’évêque de… que les notables de… que le ministre François Bayrou, sa femme… savaient et n’ont jamais dénoncé… !
A noter : lorsque l’on interroge autour de soi, de nombreuses familles, – et la plupart absolument pas catholiques ! – on se rend compte qu’elles font le choix de cet enseignement privé parce que, désespérées devant l’inaction, le manque de moyens, le manque de prise en charge réelle des besoins de leur enfant, ses difficultés de toutes sortes en classe, elles rencontrent dans le privé, du personnel accueillant qui prétend faire ce que ne fait pas le public ! La responsabilité du gouvernement est énorme !
Edwy Plynel ouvre l’interview par ces mots très forts auxquels nous adhérons depuis la création de notre collectif Education bien commun.
« Il faut sauver les enfants ! Qu’est-ce que c’est qu’une république, qu’un peuple qui laisse maltraiter les enfants, qui est indifférents à leur sort, qui quand on leur montre leur sort, tourne la tête… »

Bétharram, ou taire le mot pédocriminalité. Edwy Plenel dénonce !
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A l’heure actuelle, des adultes peuvent enfin dénoncer ce qu’ils ont subi, enfants, quand enfants, ils n’avaient pas le droit à la parole. Ils tentent de sortir du statut d’objet sexuel, d’esclave, pour devenir enfin des sujets libres qui osent prendre la parole. C’est très courageux car ils oeuvrent ainsi, à la défense de la cause des enfants et des jeunes. « La cause des enfants » : titre d’un ouvrage de Françoise Dolto, la psychanalyste des années 70 : « Cinquante années d’écoute exceptionnelle ; ses intuitions de petite fille qui voulait être médecin d’éducation, ses premiers contacts avec ses petits malades, son travail en équipe, l’expérience de la Maison verte, tout cela constitue un témoignage capital de femme, de thérapeute et aussi de philosophe en acte de notre temps. La contribution du XXème siècle la plus courageuse et la plus lucide à la cause des enfants. » Lire ici sur le site de Babelio.
- Avec @ Me too qui a ouvert la voie, des femmes, traitées jusqu’alors en objets sexuels, parfois dans leur enfance et leur adolescence, par ce qu’il faut bien appeler des prédateurs sans scrupules, ont permis que l’on reconnaisse leur statut de sujet, malgré les féminicides encore nombreux de nos jours.
- Mais les enfants disions-nous ici-même, depuis la création de notre Collectif « Education bien commun » avec Raymond Millot (qui au soir de sa vie, nous a quitté•e•s l’an dernier à l’âge de 97 ans, en nous laissant son dernier ouvrage « Bifurquer…Changer l’ordre millénaire », testament de toute sa vie), : qui allait parler pour les enfants et les jeunes ? Nous avons en effet, évoqué parfois longuement dans ce site, depuis sa création en 2020, notre souhait que les enfants, les jeunes, s’émancipent de leur statut d’objets de toutes natures et deviennent enfin des sujets libres et consentants.
- En 2021 : nous avons mis en avant leur statut d’objets sexuels avec le rapport sur l’inceste du juge Durand, vite mis sous le boisseau par le gouvernement. Où se trouve ce rapport ? Et le juge ? Et les suites ?
- Extrait de notre page « 2021, en France : une commission indépendante se penche, sur les violences sexuelles faites aux enfants. Le juge pour enfants Edouard Durand qui dirige cette commission, la « CIIVISE », rend son rapport en 2024 et l’on apprend que les mineurs sont en France 160 000 à subir des violences sexuelles. Au moins 2 enfants par classe ! » Et les suites à l’heure actuelle ? Lire ici sur notre site.
- En 2021 : nous avons mis en avant leur statut d’objets sexuels avec le rapport sur l’inceste du juge Durand, vite mis sous le boisseau par le gouvernement. Où se trouve ce rapport ? Et le juge ? Et les suites ?
Raymond Millot avant de partir en 2024, avait donné comme titre à sa dernière brochure : « Bifurquer…Changer l’ordre millénaire » aux éditions Massot avec une préface de Denis Robert, le créateur du Média et maintenant de Blast. Oui, nous l’avons encouragé dans ce projet d’écriture et soutenu : Il faut changer un ordre millénaire qui dénature et détruit le vivant dans sa totalité, la nature, les animaux, les hommes envoyés à la guerre, les femmes dominées, exploitées, et les enfants, la jeunesse, de mille manières, écrit-il en substance. Le rôle de l’Ecole créée par Jules Ferry qui a bien sûr émancipé la jeunesse des campagnes, en particulier du clergé et des paysanneries à la tradition enfermante, mais a servi surtout à formater par l’obéissance comme à l’armée (se rappeler les morts de 14-18 après la création de l’école de Jules Ferry). C’est bien l’objet de notre réflexion dans ce site. Il faut donc bifurquer… Emanciper vraiment la jeunesse de toutes les servitudes. L’enfant, le jeune sont des personnes avec des droits reconnus juridiquement !
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L’heure aurait-elle enfin sonné ? Les faits…
Alors que nous écrivions récemment ici plus bas dans cette page d’accueil : Gouvernement Bayrou : l’absence de ministère de l’Enfance inquiète jusqu’à l’Unicef…
Plusieurs affaires sordides touchant les enfants ou des jeunes mais parfois aussi des… bébés ! sortent ces temps-ci dans l’actualité. C’est tant mieux si la Société se réveille et juge les criminels. Mais est-elle vraiment prête à bifurquer comme nous le demandons ? Est-elle capable de changer l’ordre millénaire ? Cet ordre mortifère qui s’attaque à tout le vivant ?
- Le journal Le Parisien a révélé le 21/02/2025 des affaires abominables de pédocriminalité : « Rendez-vous de l’horreur entre pédocriminels : un réseau inédit de violeurs d’enfants identifié en France. « Cinq suspects ont été interpellés par les policiers de l’Office mineurs en février dans le cadre d’une vaste enquête sur des viols et sévices commis sur de très jeunes enfants par un cercle de pédocriminels. L’organisateur est un assistant familial de 32 ans de Loire-Atlantique ». « Des pédocriminels qui parcourent des centaines de kilomètres pour imposer sévices et des viols à de très jeunes enfants dont des bébés, des victimes ciblées dans l’environnement professionnel d’un suspect, des soupçons de soumission chimique, des « orgies » sexuelles filmées et diffusées sur le Darknet… »Article sur abonnement. D’autres détails sur l’article du JDD du 21/02/2025, sans abonnement…
- Actuellement, toujours concernant des enfants : L’affaire et le procès de Joël Le Scouarnec : « cet autre procès hors normes qui s’ouvre en France, trois mois après l’affaire Mazan. 299 victimes ont été violées ou agressées sexuellement pendant ou après des opérations médicales du chirurgien, qui consignait chaque agression dans ses carnets. « selon Me Francesca Satta, avocate d’autres victimes, … [Ce procès] va avoir un retentissement beaucoup plus important, dans la mesure où Le Scouarnec est quand même le premier pédophile international ayant commis autant de victimes. » Article du Huffingtonpost du 24/02/2025 consultable librement.
- Et bien sûr, nous avons parlé depuis un moment, dans ce site des affaires des enfants placés dénoncées enfin par Lyes Louffok devenu, adulte, un militant des Droits de l’Enfant mais qui a encore du mal à se faire entendre, comprendre. Quel désastre ! Voir ici ses livres sur Babelio.
- 2014 : « Dans l’enfer des foyers. Moi, Lyes, enfant de personne. » : « Ce livre avait donné lieu à un documentaire en 2021, sur france 2, vraiment effrayant car il ne cachait rien de l’enfer vécu par ces enfants ballotés dès leur naissance, de familles d’accueil en familles d’accueil, très souvent violentes, puis en foyers encore plus violents, avec les bandes et la loi du plus fort, les viols, les éducateurs non formés qui ne connaissent eux aussi que la violence. Et nous écrivions aussi : « Lyes Louffok a écrit ensuite en 2022 : « Si les enfants votaient. Plaidoyer pour une politique de l’Enfance ». Il raconte ainsi son engagement et pourquoi il est si important que l’Etat joue réellement son rôle de protection de l’Enfance. »
- Précisons ceci à la lecture de ce dernier livre où il évoque p.39, l’évolution de la situation des professionnels de la Protection de l’Enfance depuis les années 70, des éducateurs : « Dans les années 70, un éduc démarrait sa carrière avec un salaire mensuel équivalent à deux fois et demi le SMIC. Aujourd’hui, alors qu’il est à Bac + 3, il gagne un SMIC… allongé de… 100 € ! » Page 39. Que les éduc des années 70 qui ont bénéficié d’une formation qui n’existait pas avant, comprennent que l’histoire évolue et les situations, et les… salaires donc l’attrait pour cette profession qui peut attirer n’importe qui mal ou peu formé !
- Il faut écouter Lyes Louffok et le lire !
- 2014 : « Dans l’enfer des foyers. Moi, Lyes, enfant de personne. » : « Ce livre avait donné lieu à un documentaire en 2021, sur france 2, vraiment effrayant car il ne cachait rien de l’enfer vécu par ces enfants ballotés dès leur naissance, de familles d’accueil en familles d’accueil, très souvent violentes, puis en foyers encore plus violents, avec les bandes et la loi du plus fort, les viols, les éducateurs non formés qui ne connaissent eux aussi que la violence. Et nous écrivions aussi : « Lyes Louffok a écrit ensuite en 2022 : « Si les enfants votaient. Plaidoyer pour une politique de l’Enfance ». Il raconte ainsi son engagement et pourquoi il est si important que l’Etat joue réellement son rôle de protection de l’Enfance. »
- Enfin arrêtons-nous sur L’Affaire de Bétharram, qui a débuté en 1954 dans le système éducatif catholique privé :
- « Un homme mis en examen pour viol et agression sexuelle, après un an d’investigation sur un dossier tentaculaire. Une centaine de victimes ont été entendues depuis février 2024, mettant en cause 11 personnes. Sur les trois encore en vie et placées en garde à vue la semaine du 17 février, seul un ancien surveillant de l’établissement catholique est visé, la prescription des faits ayant bénéficié aux deux autres. » Article du Monde du 21/02/2025 réservé aux abonné•e•s. Médiapart qui a révélé l’affaire, continue ses investigations mais les articles ne peuvent être lus qu’avec un abonnement.
- Lire sur les blogs de Médiapart plusieurs articles de blogs qui permettent d’avoir une réflexion sur le problème : les soulignés en gras sont de la rédactrice du site.
- Extrait de l’article de Philippe Watrelot qui titre : « Notre Dame de Bétharram est un établissement privé catholique pour garçons, créé en 1837 sur les rives du gave de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Dans les années 60, j’ai passé pendant plusieurs années des vacances dans la région. « Si t’es pas sage, t’iras à Betharram » était une phrase dite dans toutes les familles du coin. La réputation était celle d’une « éducation à la dure » : rester la nuit dans le froid sur la terrasse face au gave faisait partie des punitions. Mais déjà à l’époque, des rumeurs d’agressions sexuelles circulaient. » Lire l’article dans son intégralité dans le blog de PHW. du 22/02/25 « 𝐋𝐞 𝐯𝐫𝐚𝐢 « 𝐬𝐜𝐚𝐧𝐝𝐚𝐥𝐞 » 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐫𝐚𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐞𝐭𝐡𝐚𝐫𝐫𝐚𝐦 François Bayrou dans une de ses nombreuses interventions de plus en plus embarrassées de ces derniers jours a parlé de « mécanique du scandale » à propos de l’affaire Bétharram. […] « On peut se questionner sur cette « mécanique » et ses intentions, mais il ne faudrait pas que ce contexte politique fasse oublier le vrai scandale qui est celui des agressions sexuelles et de la culture de la violence dans cette forme pervertie d’éducation. »
Il existe d’autres établissements privés sous contrat où l’on (personnel de l’Education et parents) envoie des élèves récalcitrants pour x raisons afin de les dresser comme autrefois ou comme à l’armée : « Si tu ne travailles pas, si t’es pas sage, t’iras à… ! ». Ces menaces circulent ailleurs… Un scandale car que sait-on de ces lieux qui ne respectent pas la déontologie d’une école humaniste et bienveillante ? Alors, on dira (on ???) que l’on cherche à redresser pour les amener au savoir, à la vie en société, des presque délinquant•e•s ! A réfléchir !
Dans un blog de Médiapart, cette réflexion de Lyes Louffok pour s’interroger sur « Bétharram : il est temps de regarder la violence institutionnelle en face. Le témoignage de Françoise Gullung [ndlr : lire son texte] révèle un mécanisme propre aux institutions : quand des enfants ne sont plus perçus comme des sujets de droit, la violence institutionnelle s’installe et perdure. La société délègue la gestion de ces enfants et détourne le regard. On sait. On sait depuis des décennies. Ce qu’il manque, ce n’est pas de l’information. C’est la volonté d’arrêter de détourner le regard.
[…] « Et cela ne s’arrête pas aux relations adultes-enfants. Les violences entre enfants explosent dans ces lieux. Parce que dans un endroit où l’humiliation et la contrainte sont banalisées, la violence devient un mode de survie. » […] « Si ces lieux étaient conçus uniquement pour protéger, ces violences n’existeraient pas. Mais leur mission est aussi de contenir, de discipliner, d’organiser. C’est ce mélange des fonctions qui crée les dérives. »
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Et le système éducatif en général dans tout ça ?
Sans aller jusqu’à évoquer des abus sexuels dans l’éducation nationale publique, que dire des maltraitances psychologiques à l’oeuvre encore aujourd’hui, en 2025 ? Notre collectif créé en 2020 pour le bien commun et le service public met en avant l’émancipation des enfants et des jeunes. Comment faire ?
- D’abord mettre à plat et analyser le système de l’éducation nationale qui est un système depuis son origine, où tout est systémique… Il faudra alors réfléchir et prendre position.
- Il faut lire les brochures de Raymond Millot et les écrits de nombreux pédagogues, philosophes, etc. ainsi que nos réflexions collectives dans ce site.
- Interrogeons-nous sur les méthodes pédagogiques, sur les attendus, sur qui décide des programmes, qui décide de ce qui est imposé verticalement à tout le personnel et en dernier ressort, aux élèves et à leurs parents.
- Interrogeons-nous aussi sur ce qui est dénoncé partout : le harcèlement à l’école ? Pourquoi ?
- Et regardons en face ce fait incontesté, démontré par toutes les études françaises et internationales : la réussite à l’école est toujours, depuis l’origine de l’Ecole avec Jules Ferry, et encore plus de nos jours, corrélée à l’origine sociale et donc culturelle des élèves. Certain•e•s, on le sait, maîtrisent les codes, les autres non.
- Car comment parler alors d’égalité des chances ? C’est se moquer du monde mais c’est ce que font les différents ministres de l’éducation et toutes celles et tous ceux qui leur emboîtent le pas. On réagit ? On passe à l’action, collectivement, enfin ?
Riposte Education : un collectif qui collectivement, réfléchit, pense et passe à l’action pour transformer radicalement le système éducatif, son site ici.
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L’Ecole et l’IA dernière formule : ce qui s’y cache

Analyse du Nobel de l’Economie américain Daron Acemoglu
Article rapide pour montrer que l’Intelligence artificielle actuellement très utilisée et utile, semble-t-il (je ne suis pas sur le terrain !) à certain•e•s enseignant•e•s et dans la société civile particulièrement ces dernières années aux journalistes, n’est pas ce qu’elle prétend être. Je m’appuie sur les propos sur Radio France (France Inter) du Prix Nobel de l’Economie, du 2/01/2025 : « Le prix Nobel d’économie américain Daron Acemoglu tire la sonnette d’alarme sur France Inter. La course à l’intelligence artificielle ne vise pas le bien commun, elle vise les profits des géants de la tech. Et le risque c’est d’avoir tous les inconvénients de l’IA sans les bénéfices…«
L’IA ne vise pas le bien commun !
« Face à l’accélération dans la course à l’intelligence artificielle, Daron Acemoglu, professeur du MIT, nous interpelle. Nous faisons fausse route, dit-il. « Le monde doit œuvrer pour une IA au service de l’être humain« . « Je pense que la direction que prend l’IA en ce moment n’est pas la bonne. Je crois qu’on devrait faire en sorte qu’elle soit beaucoup plus utile pour les travailleurs. Ce qui impliquerait une approche complètement différente et d’autres formes d’investissement. Or, cette espèce de course boulimique aux nouveaux investissements montre qu’on persiste et signe dans la mauvaise direction. Cette course va trop vite et ça va trop loin.”
Une IA ni éthique ni écologique
[…] Et ceci, tragique pour tous nos espoirs de maîtrise du réchauffement climatique grâce aux actes des Etats : « Enfin, en ce début d’année, Eric Schmidt, ancien PDG de Google et financeur de plusieurs start-up dédiées à l’IA lance un appel pour la construction de nouvelles centrales nucléaires aux États-Unis.
Raison invoquée ? Satisfaire les besoins en énergies immenses des modèles d’intelligence artificielle. »
Conclusion de l’article : les solutions… pour résister !
« Tout ça est un peu déprimant, mais est-ce qu’on peut faire quelque chose pour inverser les choses ? “On a dix ans pour changer la donne. Ce n’est pas une question de mois. C’est une question d’années. Mais attention, ça passe vite, dix ans. Et si on ne fait rien, alors ce sera fini. La Silicon Valley nous aura imposé sa vision du monde.«
La recette de Daron Acemoglu pour faire de l’IA ce qu’elle devrait être : au service du bien commun, non des intérêts de quelques-uns devenus fous !
« Alors, qu’est-ce qu’il faut faire pendant ces dix ans ? En exclusivité pour France Inter, voici la recette pour que l’IA change le monde. Une recette en trois étapes. « Première chose, il nous faut un changement de récit sur l’IA pour embarquer la société civile. Nous avons besoin de nous former pour mieux comprendre. Deuxièmement, il faut de la régulation, pour avoir plus de concurrence. C’est un enjeu démocratique vital. Une ou deux entreprises ne peuvent pas dominer tout un secteur. Troisièmement il faut favoriser les entreprises qui émergent avec des idées pour utiliser l’IA de manière plus productive. » Conclusion de l’article de Radio France du 2/01/2025 :
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Pour compléter, une autre analyse
[…] « Les élèves découvrent comment « sous-traiter » en moins d’une minute »
[…] « Tout le monde veut pouvoir utiliser l’IA générative à des fins personnelles ou professionnelles »
[…] « Captation généralisée des données personnelles par quelques acteurs, privés de surcroît ?«
[…] « Les IA créent un univers et participent à un récit »
[…] « Cette alerte qu’il faut avoir à l’esprit » : […] « il faut prendre au sérieux les alertes lancées par Meredith Whittaker, ancienne salariée de Google, actuellement présidente de Signal Fondation[1] et cofondatrice de l’institut de recherche sur l’éthique IA Now :
- « Ce qui m’inquiète est que l’intelligence artificielle est en train de métastaser le modèle économique de la surveillance. De ce point de vue, on peut considérer l’IA comme un dérivé extrême de cette surveillance de masse et non comme une technologie fondamentalement nouvelle. C’est un moyen d’utiliser davantage les données et les calculs qui étaient déjà au cœur du marché de ces entreprises. Ce n’est pas une étape de plus sur l’arc positiviste du progrès scientifique.
- L’IA consomme énormément d’énergie et énormément d’eau. C’est une menace existentielle car elle contribue à la vraie menace existentielle qui est devant nous tous, à savoir la catastrophe climatique »
Lire l’intégralité de l’article sur le Café Pédagogique du 3/02/2025 :
Pourquoi l’intelligence artificielle est-elle une idéologie ?
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Le Sommet du 10-11 février à Paris sur l’IA
Dernière info en fdate du 6/02/2025 : « Pendant près d’une semaine, à partir du 6 février 2025, Paris accueillera de nombreux évènements visant à renforcer l’action internationale en faveur d’une intelligence artificielle au service de l’intérêt général. Elle sera rythmée par : des journées scientifiques, un week-end culturel, un Sommet international au Grand Palais, de nombreux évènements parallèles, une journée pour les entreprises. »
Les syndicats sont invités, les entreprises, une grande émission mardi sur la 2 et une vidéo sur youtube : qu’en sortira-t-il ?
- « l’IA est là
- 80 pays
- Maîtriser son impact sur la planète
- Inclure chaque acteur : Gouvernements, entreprises, Société civile, Citoyens… »
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L’Ecole sous le régime mortifère du New Public Management

Pour compléter l’article précédent
- sur les attaques de l’extrême-droite dans la Hongrie de Viktor Orban, visant principalement le système et le personnel éducatif. L’extrême-droite est passée à l’action : son idéologie triomphe avec en priorité la mise au pas du personnel enseignant et le formatage déclaré sur les enfants et les jeunes.
- La France n’est-elle pas dans cette voie redoutable ? Pour faire réfléchir au contrôle de l’Etat qui s’exerce actuellement sur l’Education nationale, à la gestion verticale et autoritaire du ministère sous les différents derniers ministres depuis 2018…
Voici un article très éclairant pour la réflexion et surtout la réaction et l’action
Extraits d’un article dans le Café Pédagogique de la rentrée 2024 : De larges extraits avec une mise en page personnelle de la gestionnaire du site qui a mis son grain de sel : ex. des mots soulignés en gras…
Des tests en début d’année, une nouveauté devenue la règle :
- « Apparus à la rentrée 2018, les tests de mesure des acquis de début d’année scolaire sont devenus un procédé de pilotage quantitatif du système éducatif, directement inspiré des méthodes du New Public Management. Derrière les objectifs affichés d’aide aux enseignants se cache une large collecte de données destinée à construire les indicateurs de valeur ajoutée des établissements scolaires. »
- (Nous verrons plus bas en quoi consiste ce New Publlic Management, terme anglo-saxon pour désigner des réformes des administrations publiques).
Des tests à la limite de la légalité :
- Ces injonctions nouvelles du ministère, Stéphane Germain, démontre ici, preuves à l’appui leur caractère à la limite de la légalité. Exemple des évaluations de début d’année à l’entrée en sixième : « [Ces] documents circulent allègrement entre professionnels de l’éducation, notamment entre collèges et écoles dans le cadre des tests de mesure de 6ème.
- Ces pratiques respectent-elles le RGPD ? [ndlr : Règlement général sur la protection des données, règlement de l’Union européenne en matière de protection des données personnelles]. Certains parents d’élèves s’interrogent. Les plus virulents indiquent qu’ils ne souhaitent pas que les résultats des acquis de leur enfant apparaissent au milieu d’un tableau Excel regroupant les élèves de la classe. »
- Le droit de retrait, le devoir de désobéissance peuvent être de mise !
Le New Public Management :
Le critère du privé, quantitatif /contre le critère du public, qualitatif.
Que se passe-t-il ?
C’est le New Public Management qui s’exerce sur l’ensemble des Services publics. Et tout d’abord comment ?
Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage !
- L’éducation nationale, l’hôpital, la Poste, etc. : tous les Services publics sont impactés.
- La logique est infernale :
- Rien ne fonctionne plus ! Vous le voyez bien… Tout se dégrade partout !
- Les gens n’en peuvent plus !
- Donc il faut changer tout ça ! Réformer ! Réformons !
- Car si ça ne fonctionne plus, c’est que…ces services publics ne sont plus efficaces, sont obsolètes, pas assez modernes, – ne datent-ils pas certains de la Libération, – de quoi ? La… ? – vous imaginez !!!
- Des services… publics ?! C’est quoi ?
- Par conséquent : Laissons-faire ceux qui rendront l’Ecole et autres services publics plus adaptés à notre époque avec un New Public Management ! Soyons modernes que diable et parlons l’anglo-saxon !
- Mais bien évidemment ! Si la droite, le Rassemblement national et autres centristes pour ne citer qu’eux et le spectre s’élargit même à « gauche »… le disent, c’est que…
Une logique décriée pourtant depuis 2011 :
- « Faut-il rappeler que la logique du New Public Management dans les services publics est fortement décriée depuis 2011 par l’ensemble de la recherche mondiale ainsi que par des acteurs majeurs que sont la Banque Mondiale ou l’OCDE ?
- La raison en est simple. Vouloir transposer le critère quantitatif de l’efficacité, propre aux entreprises privées, à un service public conduit irrémédiablement à sa dégradation.
- Le seul critère de performance applicable aux services publics est celui de la pertinence des réponses apportées au regard des besoins auxquels ils doivent répondre. Or celle-ci ne se mesure pas. Elle s’évalue selon une logique qualitative.
- De fait, à l’exception notable de la Hongrie, la France fait figure de cavalier solitaire dans sa volonté d’introduire des outils de mesure de la performance inspirés du New Public Management. Les autres pays se fient aux résultats des grandes enquêtes conduites par les organismes internationaux. Quand ils ont recours à des outils numériques nationaux, leurs choix se portent davantage vers des procédés de certification de fin de cycle plutôt que des mesures d’acquis de début d’année scolaire. »
Tiens ! tiens ! La Hongrie refait surface !
En France, il faut savoir encore que l’on s’adresse à des sous-traitants pour ces banques de données numériques, pour ces évaluations incessantes, donc au Privé, à des coût exorbitants alors que des solutions numériques sont disponibles à moindre coût au sein de l’Education nationale, Service public. Pendant ce temps et ce gaspillage, les établissements scolaires manquent de moyens (locaux délabrés, les reportages à la tv…) :
- « La France n’a pas fait de choix de se doter d’un outil numérique national de certification globale, complémentaire aux évaluations de contrôle continu des enseignants. Les seuls outils dont elle dispose portent sur des compétences connexes. En la matière, un des outils les plus aboutis est PIX, plateforme d’auto-formation et de certification aux compétences numériques, développée à partir de 2016 sous forme de Groupement d’Intérêt Public, selon une logique de bien commun éducatif, maintenant soutenu par l’UNESCO. La plateforme PIX, réalisation française, est donnée en exemple dans les autres pays (en tant que bien éducatif commun, les élèves des pays francophones disposent d’un libre accès). Cela montre que les pouvoirs publics ont les ressources internes pour développer des applications répondant à des besoins de service public. Ces ressources internes ont-elles été mobilisées pour la conception des tests de mesure des acquis de début d’année scolaire ? »
Evaluer sans cesse les élèves ou… les faire apprendre ?
… des contrôles sur les acteurs, actrices des systèmes et sur les systèmes eux-mêmes. Donc les élèves de la maternelle obligés d’aller en classe maintenant dès 3 ans pour un formatage précoce… jusqu’au lycée… Evaluer sans cesse ou faire apprendre ?
Evaluer est une nécessité pour progresser ou faire progresser… Or, la logique des évaluations nationales qui tombent de haut, verticales, sur les élèves et sur les personnels d’enseignement et d’encadrement, en début d’année, donc prédictives, est une logique mortifère. Elles ont lieu avant tout apprentissage qui répétons-le a besoin de temps – regardons aussi la manière dont est géré maintenant le contrôle continu au lycée, sa logique ! – Des couperets partout !
- « […] la notion de performance ou d’écarts de performance est une occurrence qui revient en moyenne plus d’une quinzaine de fois dans chacune des notes d’informations de la DEPP [ndlr : Direction de l’Evaluation et de la Prospective de l’Education nationale ] portant sur les « évaluations nationales ».
- En d’autres termes, cette large base de données, d’ampleur nationale, alimentée par les tests de positionnement, permet de développer tout l’arsenal du New Public Management. »
Voir l’intégralité de l’analyse sur la page du Café Pédagogique
Cet article est de de Stéphane Germain ancien élève de l’ENS Cachan Paris-Saclay et agrégé d’économie et gestion. Il est aussi l’auteur de « Guide pratique pour l’éducation au développement durable ». L’éditeur précise : « Le premier livre qui rend accessible le référentiel de l’UNESCO en EDD. » Deboeck éd.
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- Il faut donc réagir très vite et que les parents, les premiers concernés par l’avenir de leur enfant et son bien-être actuel pour apprendre mieux, se sentent concernés en réfléchissant à toutes ces questions qui ne doivent pas rester confinées au monde éducatif. Les parents sont les premiers éducateurs et à l’Ecole, à tous les niveaux, ils sont des co-éducateurs avec l’équipe éducative. C’est un droit donc c’est la Loi !
- Les élèves ne peuvent pas prendre la parole, sauf en collège et lycée théoriquement, mais pour les plus jeunes, les parents sont les premiers responsables !
- On parle beaucoup de harcèlement en ce moment ! Une nouveauté ? On en parle… plus qu’autrefois, on en tient compte… mais sachez que l’atmosphère s’est dégradée dans les établissements scolaires à tous les niveaux. Donc bien sûr, les élèves, certain•e•s en pâtissent plus que d’autres…
- Compétition à tout crin… l’Exemple vient d’en haut ! Ces évaluations, ces contrôles pour comparer tout le monde à tout le monde, élèves comme établissements etc.
- Les groupes de niveau pas encore inscrits dans la Loi, donc illégaux lorsqu’on oblige les établissements à les mettre en place : des crédits sont alloués ! Au lieu et place de tous les autres dispositifs déjà ne place…
Pour en dire quoi ?
- que certains élèves ne sont pas éducables ? Le tri social ?! Retour aux filières du passé avec les groupes de niveaux ? Dévoiement du principe républicain ! Si, tous les élèves sont éducables ! Pas seulement celles et ceux qui ont les codes ! A condition d’y mettre le prix et avant tout d’en faire un principe intangible de l’Ecole publique !
- que l’Ecole publique ne pourra jamais émanciper : regardez son état de dégradation ! Mais si ! Elle émancipera réellement, si un grand rassemblement de toutes et tous se constitue pour la défendre ! Et surtout la transformer comme nous le disons ici dans ce site et aussi dans
- Des collectifs pour se rassembler :
- les fédérations de parents d’élèves dont la FCPE qui s’est toujours battue pour l’émancipation des élèves et la défense du Service public d’Education.
- N’oublions pas les mouvements de l’Education populaire, tout ce qui concerne les loisirs, colos, centres de loisirs, CLAE autour des écoles, CLAC autour des collèges avec les jeunes animateurs et animatrices dont le rôle est irremplaçable.
- Le site du collectif Riposte éducation : https://collectif-riposte-education.fr/
- Le site du CNNR : https://www.cnnr.fr/comites-locaux/
- Notre collectif Education bien commun ici.
La France se situe dans une zone dangereuse, un moment de bascule qui nous conduit, si nous ne réagissons pas rapidement à ce qui se passe dans la Hongrie de Viktor Orban, avec l’extrême-droite au pouvoir.
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Ce que l’extrême-droite fait à l’enfance, à la jeunesse !
Un cas très concret et actuel : la Hongrie de Viktor Orbán : dans l’enseignement
- Réduction du droit de grève
- licenciement en cas de contestation
- dénigrement continu des enseignants dans les médias
Témoignage de Katalin Törley, ex-enseignante militante au sein d’un mouvement d’opposition hongrois. Elle représente depuis 2016 un mouvement hongrois, Tanítanék dont la traduction est « Je voudrais pouvoir enseigner ». Extraits de l’interview :
« Ce mouvement, de par son statut, peut se permettre plus de liberté que les syndicats.
Nous pouvons ainsi parler de l’ensemble des personnels qui travaillent dans l’enseignement mais aussi et surtout des élèves. Nous pouvons donc dénoncer les conséquences néfastes des mesures prises sur la scolarité des élèves de la maternelle au baccalauréat. Nous coopérons également avec des établissements de l’enseignement supérieur car, pour nous l’enseignement est un tout, un ensemble à ne pas segmenter et à gérer de façon séparée.
Nous avons aussi parfois des coopérations avec les partis de l’opposition à Viktor Orbán tout en gardant une certaine indépendance.
De par notre action, ces deux dernières années, nous avons pu élargir notre sphère d’influences. Nous avons maintenant un réseau élargi de personnes qui suivent nos publications, environ 100 000 personnes. Ce ne sont pas uniquement des enseignant.e.s mais aussi des parents qui rejoignent notre inquiétude. »
Malgré les problèmes salariaux que connaissent les enseignants qui mobilisent plutôt les syndicats, Tanítanék a attaqué le pouvoir sur des questions structurelles et de contenus :
- Pourquoi on ne peut plus choisir de manuels scolaires ?
- Pourquoi les programmes sont idéologisés ?
- Comment gérer un système aussi vaste et varié d’un seul endroit ?
- Où est le principe de subsidiarité ? [Ndlr : « Le principe de subsidiarité veille à ne pas déconnecter la prise de décision publique de ceux qui devront la respecter. » Wikipedia.
- Pourquoi a-t-on ôté toute autonomie de décisions notamment dans la liberté pédagogique des enseignants ?
- Le Covid est venu rajouter de la détresse chez les enseignants aussi il nous est apparu nécessaire d’aller sur des questions plus classiques :
- les salaires (qui ont connu une dévaluation extrême du fait de l’inflation galopante en Hongrie),
- la charge de travail,
- les conditions d’exercice du métier,
- le manque d’enseignants y compris dans les lycées huppés de centre-ville, un âge moyen des enseignants autour de 52 ans et peu de jeunes qui veulent entrer dans la profession. »
Mais en France ? Où en sommes-nous ?
Voyons ces mesures prises chez nous, depuis quelques temps, par les différent•e•s ministres de façon insidieuse et si l’on y réfléchit bien, pas si éloigné•e•s des idées de l’extrême-droite. Ne ne y laissons pas prendre et ne nous laissons pas faire ! On nous rapporte du terrain ces faits :
- Une gouvernance de plus en plus verticale, de la part du ministère de l’Education nationale sur les chefs d’établissement (les principaux de collège particulièrement mais pas que…). Ils doivent obéir à des injonctions diverses à partir maintenant de… bases de données numériques.
- Alors qu’il est nécessaire d’évaluer les actions, les travaux, les résultats pour progresser, et faire progresser, c’est maintenant le contrôle à tout crin, partout, tout le temps : des évaluations à tous les niveaux devenus des contrôles permanents sur les élèves qui les stressent, particulièrement au lycée, mais pas que… dès le primaire, et la maternelle n’y échappe pas… pour les 3 ans actuellement ! Interrogez autour de vous ! Les enfants, les élèves…
- Pour quoi faire ? Les inégalités scolaires n’ont jamais été aussi grandes, reliées aux inégalités sociales qui s’aggravent. Voir toutes les études même internationales…
- Une maternelle donc qui a changé de statut, où l’on oblige les petits élèves à y entrer à présent dès 3 ans pour… préparer au plus vite le CP ! Qu’est devenue notre maternelle française si réputée ?! Et que deviennent les enfants ? Surtout celles et ceux de milieu défavorisé ? Quel avenir ?
- Le manque criant de personnel (enseignant, médical, d’éducation), et/ou mal payé, ça on le sait, les médias nationaux insistent beaucoup là-dessus pour montrer la dégradation du Service public d’Education alors que le privé depuis le ministre Attal obtient les mêmes avantages que le public : alors pourquoi les parents choisiraient-ils un Système public avec une réputation de mauvais élève ? Comme à la Poste, par ex, un autre Service public qui se détériore, où l’on constate aussi une volonté de faire place au privé ! Or, dans tous les cas, le privé, ce n’est pas le bien commun !
En conclusion :
Les enfants, les jeunes, la démocratie et donc l’avenir sont en péril. Il faut le savoir car l’heure est grave, et il faut à tout prix dénoncer collectivement ceci : à travers l’Ecole, l’Education, on fait la guerre aux enfants, à la jeunesse, premières victimes… de ce système. Et que les parents aient conscience et comprennent que ce ne sont pas les enseignant•e•s ou le personnel de ce système, les premiers fautifs (par leur incompétence par ex lorsqu’ils sont contractuel.e•s car comment sont-ils et sont-elles formé•e•s ?) mais qu’ils sont également victimes du système. Et même les parents, du moins la très grande majorité.
Des collectifs d’enseignant•e•s, éducatrices et éducateurs, chercheur•e•s, chefs d’établissement, psychiatres, psychologues, citoyen•ne•s résistent à l’heure actuelle et tentent de rassembler pour le bien commun, le bien des enfants et des jeunes avant tout :
Le collectif Riposte Education
Le Conseil national de la Nouvelle Résistance groupe Education (sur le modèle du Conseil National de la Résistance et du plan Langevin-Wallon)
Notre collectif Education bien commun, celui-ci.
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Gouvernement Bayrou : l’absence de ministère de l’Enfance inquiète jusqu’à l’Unicef
« La question de l’enfance ne figure pas dans l’intitulé du « super ministère » du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles dirigé par Catherine Vautrin. […] « Pas même un ministre « délégué ». L’absence de la nomination d’un ministère chargé spécifiquement de l’Enfance au sein du nouveau gouvernement Bayrou fait l’objet de vives critiques des associations et de l’Unicef qui ont mis en avant l’urgence à agir pour protéger les plus jeunes. » Lire ici sur le Huffingtonpost
- En 2023 sur le même Huffpost, un ancien enfant placé avait témoigné : « Ancien enfant placé, j’ai été abandonné par ma famille mais aussi par l’État ». Le clown triste, c’est le nom de scène de ce rappeur qui souhaite rester anonyme. Ancien enfant placé, il veut témoigner de son histoire et du vécu des « gosses de la DDASS » si peu entendu en France. Un extrait de son calvaire : »À 16 ans, je suis entré en « foyer » pour la première fois. Après la violence dans ma famille, à l’école, en famille d’accueil, j’ai vécu la violence de ces « maisons d’enfant à caractère social », celle de certains éducateurs et des autres jeunes. Cette année-là, j’ai fait ma première tentative de suicide. »[…] « J’ai choisi d’extérioriser ma colère par l’écriture. Aujourd’hui, je suis rappeur et je veux représenter les enfants placés.[…] « Nous sommes nombreux et nombreuses à partager ce vécu. » Ecoutez sa série de ses 6 créations sur youtube « Déséquilibre ».
- C’est ça, la réalité des parcours des enfants placés. Je ressens un grand sentiment d’abandon, surtout de la part de la France, cette « mère patrie » censée protéger ses enfants. En réalité, elle nous laisse en proie à toujours plus de violence. »
Nous avons déjà parlé ici dans ce site d’un autre enfant placé, Lyes Louffok devenu, maintenant adulte, un militant des droits de l’enfant. Il a écrit en 2014 : « Dans l’enfer des foyers. Moi, Lyes, enfant de personne. » : « Ce livre avait donné lieu à un documentaire sur france 2, vraiment effrayant car il ne cachait rien de l’enfer vécu par ces enfants ballotés dès leur naissance, de familles d’accueil en familles d’accueil, très souvent violentes, puis en foyers encore plus violents, avec les bandes et la loi du plus fort, les viols, les éducateurs non formés qui ne connaissent eux aussi que la violence :

- « Nous sommes des enfants de l’Aide sociale à l’enfance. Des parents, nous n’en avons pas. Ou cassés, hors-service parental. Normalement, l’Etat est cet ami qui nous veut du bien, nous donne des parents d’appoint pour remplacer les nôtres. Normalement, l’enjeu, c’est notre bonheur. Mais nous sommes des cas sociaux : dans notre monde, « normalement » n’existe pas. Nous ne sommes que des dossiers plus ou moins épais, du papier corrompu à chiffonner et à jeter. A force, nous devenons des bêtes sauvages. Moi, j’ai décidé de me battre, de faire mentir les statistiques, de m’en sortir. C’est cet itinéraire à travers la violence que j’ai voulu raconter, pour en montrer les issues de secours. » Résumé sur Babelio.
A noter : Une majorité de SDF sont d’anciens enfants placés ; ces enfants devenus ados et adultes « tournent mal » par manque de repères, d’aide bienveillante, laissés à l’abandon. On les retrouve souvent dans les rangs des terroristes de Daesh.
Lyes Louffok a écrit ensuite en 2022 « Si les enfants votaient ». Il raconte ainsi son engagement et pourquoi il est si important que l’Etat joue réellement son rôle de protection de l’Enfance.

- « Les enfants placés ont longtemps été absents de l’espace public, intellectuel, politique ou militant. En 2014, le récit de mon histoire, Dans l’enfer des foyers, a forcé l’intérêt de l’opinion et fait émerger le sujet de la protection de l’enfance. Mais les bouleversements mondiaux, dont la Covid-19, ont aggravé les inégalités, renforcé la vulnérabilité d’enfants déjà abîmés par la vie et par le système qui les a pris en charge. Un système qui, année après année, fabrique de la violence et produit des jeunes majeurs démunis, isolés, auxquels les chances de prétendre à un avenir ne sont presque jamais données.
Huit ans plus tard, je ne peux toujours pas baisser les armes. Je suis revenu vous dire l’urgence d’agir, avec des propositions concrètes. Je suis revenu vous raconter l’histoire d’une domination silencieuse, celle des adultes sur les enfants. Je suis revenu vous annoncer que, désormais, pour gagner, vous ne pourrez plus vous passer des voix des enfants. Puisqu’elles ne sont pas dans les urnes, je suis là pour les compter et les porter. » Résumé sur Babelio.
C’était en août 2022 après élections présidentielles puis législatives : une tribune dans le Monde proclamait « Le besoin est urgent de faire de l’enfance une priorité nationale ». Face à une situation alarmante, aggravée par la crise sanitaire, un collectif de magistrats, de médecins, de responsables d’associations défendait, dans une tribune au « Monde », la création d’une délégation aux droits de l’enfant à l’Assemblée nationale, afin de porter dans la durée une pensée politique globale sur l’enfance.
- « Créée sur décision de la Conférence des Présidents du 13 septembre 2022, la Délégation aux droits des enfants se compose de 36 députés. Elle est chargée d’informer la représentation nationale sur toute question relative aux droits des enfants.Elle peut entendre toute personne dont elle estime l’audition nécessaire et conduit des missions d’information et des missions flash sur les sujets de sa compétence. » « Améliorer la protection de l’enfance : les propositions de la délégation aux droits des enfants » Sur cette page. Dés les premières années, dès l’accueil des enfants dans les crèches dont on apprend les dérives de certaines, bientôt la plupart… Une société néo-libérale qui applique l’idéologie néo-libérale ‘Laissez faire… la nature…la sélection sociale ! » avec un sous-bassement fasciste… La loi du plus fort… Seuls les forts résistent à de telles épreuves. Mais est-ce normal ? Mais est-ce ça la vie en société ? Est-ce ainsi que les hommes vivent ? (Aragon).
- Les CR des réunions sont dans cette page
TOUT ÇA POUR ÇA ?
Comment Macron le premier et maintenant le gouvernement Bayrou peuvent-ils ignorer et rester insensibles à tous ces malheurs, à ces maltraitances des enfants ? Comment accepter que le Service public de la Protection de l’Enfance n’ait plus les moyens de jouer son rôle ? Oui, les enfants devraient avoir le droit de vote ! Comme nous l’avons dit dans ce site, et Raymond Millot l’a proclamé dans sa brochure « Bifurquer…Changer l’ordre millénaire ! » : s’ils n’ont pas la parole, il faut que des adultes parlent pour eux et dénoncent les abus de toutes sortes des adultes ! Comme dans les affaires d’inceste, de violences familiales, de maltraitances en général…
- Sur le sujet de l’inceste, comme le montre Raymond Millot dans son livre, un rapport très documenté et effrayant est bien sorti mais a été mis sous le tapis par la bande à Macron puisque le courageux et dynamique Juge Durand a été relégué : « « La CIIVISE » après avoir rendu public, en novembre 23, son rapport effrayant sur « les violences sexuelles faites aux enfants », a publié ce commentaire : « Nous, la société, nous sommes trompés. Nous avons cru qu’il était préférable de faire comme si ça n’existait pas, comme si c’était impossible. Nous avons préféré ne pas voir » Qui parle encore de ce rapport ?
Et qui parle encore des soufrances des enfants placés ? De la mauvaise gestion des familles d’accueil et des centres soit-disant d’accueil…
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Cadeau de Noël 2024 : elle revient !
Première ministre, adepte du 49-3 de mai 2022 à janvier 2024, sortie par la porte, elle revient par la fenêtre comme ministre de l’Education sous le gouvernement F. Bayrou.
Mais il y a de quoi se poser des questions… inquiétantes !
Première ministre de la loi « retraites » :
« Un épisode restera notamment dans toutes les mémoires : l’adoption de la réforme des retraites grâce à l’arme du 49.3 brandie par la Première ministre le 16 mars 2023. Cet article de la Constitution permet d’engager la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée sur le vote d’un projet de loi de finances, ou de financement de la sécurité sociale. »
Première ministre de la loi immigration
Les députés ont voté en faveur d’une motion de rejet qui coupe court aux débats sur le projet de loi immigration, infligeant un très sérieux revers à Gérald Darmanin. » […] Lire ici.
« […] c’est la cheffe du gouvernement qui reprend la main. Charge à elle de convaincre la droite de conclure un accord au sein d’une réunion entre députés et sénateurs. Rompue aux négociations de par son expérience de patronne de la RATP, elle y parvient, avant de devoir affronter une nouvelle épreuve du feu, celle du vote des députés. Si le texte est largement adopté, il fracture profondément la majorité. Un quart des députés Renaissance votent contre ou s’abstiennent dont le président de la commission des lois à l’Assemblée nationale Sacha Houlié. Tout un symbole pour la Première ministre qui n’a eu de cesse de « défendre l’unité » de la majorité. » Lire ici.
Première ministre et ultimes 49-3 : l’adoption des budgets !
« Depuis l’automne et jusqu’à la dernière séance de l’Assemblée le 21 décembre, Élisabeth Borne actionne pas moins de vingt-trois 49.3 pour faire adopter les budgets, à chaque fois suivis d’une tentative de renverser son gouvernement. »
Sur Bfmtv du 8 janvier sur les derniers jours d’Elisabeth Borne comme première ministre.
Alors, qu’attendre de cette première ministre avec tout ce passé et son passif… comme future ministre de l’Education ?
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Une année 2024 sous le signe de la riposte, de la lutte…
- Le collectif Riposte Education a été créé début 2024 pour dire non au tri social des élèves mis en place ouvertement et sans complexe maintenant par la macronie avec le ministre de l’éducation Attal et son Choc des savoirs, et par les ministres qui lui ont rapidement succédé. On annonce ce soir Elisabeth Borne ministre de l’Education, une revenante plutôt inquiétante…
- Macron en tête fait de l’éducation son affaire personnelle comme il le dit, sur la même ligne que les néo-libéraux dont la sélection naturelle est le credo et bien sûr le Rassemblement National qui avance masqué avec son idéologie toujours aussi raciste.
- La sélection naturelle que diantre ! Il y a toujours eu des forts et des faibles et les forts ont toujours écrasé les plus faibles !
- L’Etat n’a donc pas à intervenir pour soutenir toutes celles et ceux qui ont besoin d’aide : Que chacun se débrouille, il n’y a qu’à traverser la rue, la réussite est une affaire personnelle, individuelle. Pourtant, toutes les études en France mais aussi à l’international (voir l’Unesco etc.) montrent que la réussite à l’école est étroitement corrélée à l’origine sociale de la famille.
Avec une telle idéologie néo-libérale et ses liens étroits avec l’extrême-droite : - Pourquoi des Services publics se mêleraient-ils d’aider les plus faibles ? Aide à l’enfance maltraitée, aux malades dont les malades mentaux, rebuts de la société, aux pauvres, aux personnes âgées, à l’étranger quelqu’il soit ? Aide aux enfants de maternelle et à toutes celles et ceux « qui ne suivent pas » avec du personnel médical, psycho-social que l’on ne recrute plus…
Avec une telle idéologie néo-libérale et ses liens étroits avec l’extrême-droite : - Comment l’Ecole émanciperait-elle réellement tous les enfants et tous les jeunes ce pour quoi elle a été créée à l’origine ? – Mais Jules Ferry a eu tôt fait d’en faire un instrument de contrôle de la population en « fermant l’ère des révolutions » (après la Commune). D’autres depuis ont repris son slogan… Chevènement…
Le contrôle, le formatage ont la vie dure… et la souffrance vue comme un état naturel aussi, souffrance des élèves qui la manifestent de diverses façons, souffrance de leurs professeurs : on n’arrive plus à recruter. - Avec le collectif La Riposte et plein d’autres qui se lèvent car l’heure est grave nous sommes nombreuses et nombreux à vouloir transformer radicalement l’Ecole et l’Education populaire (loisirs, colos, activités sportives et artistiques autour de l’Ecole), en lieux d’émancipation pour les enfants et les jeunes.
Loin du formatage et de la souffrance, tous les élèves sont éducables. Les apprentissages sont pour toutes et tous avec l’aide bienveillante des enseignantes et enseignants qui actuellement n’en peuvent plus – on cite en élémentaire des cas de TS et de suicides. - Et les parents ? Ils sont perdus.
Nous, nous voulons rassembler !
Sur le site de Riposte éducation.
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Alerte ! Maternelle en danger et plus !
Compétences psychosociales, les CPS :
Avant de parler de la maternelle, que m’apprennent plusieurs profs d’école de tous les niveaux ? Les CPS sont détournées ! On fait maintenant des cours de CSP dans les classes, ou on demande d’en faire : absurde ! Malsain ! Improductif ! Un système fou qui s’appuie sur des constats établis en son sein dès la maternelle (études, rapports, voir ci-dessous) pour en faire des applications… folles, encore plus destructrices et délétères pour la santé mentale de toutes et tous (enfants, jeunes, personnel éducatif au sens large) ou… ne rien faire : « Laissez faire ! » non-intervention de l’Etat, le crédo libéral.
Constats, rapports et études sur la santé mentale des 3-6 ans
J’ai souligné en gras ou encadré en rouge les points importants et mis en page (extraits), à partir de l’article du Café Pédagogique du 17/12/2024. « En maternelle, environ 1 enfant sur 12 concerné par au moins une difficulté de santé mentale. » NL
En 2022
- « Une « Etude nationale sur le bien-être des enfants » basée sur un échantillon représentatif d’enfants âgés de 3 à 6 ans scolarisés à l’école maternelle, en France hexagonale, a été menée en 2022 par Santé publique France, avec l’appui du Ministère de la Santé et de l’Accès aux soins et du Ministère de l’Éducation nationale.
- Elle met en lumière la question de la santé mentale des enfants de 3 à 6 ans. L’étude transversale est une enquête prenant en compte des questionnaires posés à l’enfant, un parent et enseignant. Une première photographie de l’état de santé mentale des enfants en France :
- 8,3 % des enfants âgés de 3 à 6 ans, scolarisés en maternelle, présentent au moins une difficulté émotionnelle, oppositionnelle ou d’inattention/ hyperactivité probable avec un retentissement sur leur vie au quotidien.
- Elle indique également que durant l’année précédant l’étude, près de 13 % des enfants scolarisés en maternelle ont consulté au moins une fois un professionnel de santé, pour des difficultés psychologiques ou d’apprentissage. Selon l’étude, « environ un tiers des enfants qui présentent au moins un type de difficultés probables avec un retentissement sur leur vie quotidienne a consulté un professionnel de santé mentale au cours de l’année précédente ». Si ce chiffre montre une part importante d’enfants ayant besoin d’une prise en charge, il faut noter qu’une majorité d’enfants n’a certainement pas eu cet accès au soin.
Nécessité de dispositifs d’accompagnement en santé mentale des enfants avant l’âge de 6 ans.
En 2023
- Les CPS, un plan ministériel en 2023… Pour Santé publique France, développer les compétences psychosociales (CPS) est un levier à mobiliser au bénéfice de la santé mentale dès le plus jeune âge.
- Un plan d’action pour la santé mentale a été lancé par le Ministère de l’Education nationale. Parmi plusieurs mesures, une concerne les élèves de maternelle : le protocole santé mentale « du repérage à la prise en charge ».
Mais…
- Si ce « plan » est mis en œuvre, sans professionnels à l’écoute des enfants, sans personnels médico-sociaux, sans formations dédiées à l’ensemble des personnels, peut-il s’accompagner de résultats ?
- Par ailleurs, l’accès aux soins est également empêché par le nombre insuffisant de pédo-psychiatres, psychologues comme par le coût de ces soins, inaccessibles pour certaines familles.
- Un levier supplémentaire serait d’observer les effets des conditions sociales précaires et difficiles sur le bien-être des enfants. Agir sur les conditions de vie, lutter contre les inégalités pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé, mentale et physique.«
Extraits du Café Pédagogique du 17/12/2024. « En maternelle, environ 1 enfant sur 12 concerné par au moins une difficulté de santé mentale. »
En 2024, bientôt 2025 : où en sommes-nous ? Mon avis personnel (NL).
Dernier livre de Boris Cyrulnik en septembre 2024 (une recension suivra… mais je tiens à en parler ici succintement) : « Les deux visages de la résilience. Contre la récupération d’un concept ». Odile Jacob, 2024. Pour résumer rapidement son propos et celui des praticiens dont il s’est entouré : l’idéologie néo-libérale à l’oeuvre à l’heure actuelle partout dans la société et donc bien sûr à l’école, dans le droit fil des idées nauséabondes du RN rassemblement national c’est-à-dire l’extrême droite, proclame : ni Etat, ni intervention de l’Etat, laissez faire la nature… Il en a toujours été ainsi n’est-ce pas ? Les problèmes, les inégalités…
Malheureusement, on peut entendre aussi des enseignant•e.s ou personnels de l’Education nationale déclarer (et ce n’est pas nouveau !) : « Que voulez vous faire ? Vous avez vu de quel milieu il ou elle vient ? » (détournement complet et nauséabond des analyses justes des sociologues qui soulignent les effets du milieu d’origine des élèves sur leur scolarité… A combattre donc !)
Entendu aussi : « La culture ? Au Lycée professionnel avec un bac pro pour des lycéens du bâtiment ? Vous n’y pensez pas ! Rires !«
Enseignant•e•s de moins en moins formé•e•s, personnels d’éducation aux ordres du ministère… Perturbations délétères et mortifères !
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Tribune de Riposte éducation : « Refonder une institution éducative démocratique, humaniste, moderne »
Décembre 2024 :Tribune du collectif Riposte éducation dans le Monde puis texte partagé dans les associations, les réseaux sociaux :
« Il y a bientôt un an, près d’une cinquantaine de mouvements pédagogiques, associations complémentaires de l’école, associations d’usager·ères, et organisations syndicales, plusieurs centaines de chercheur·es et personnalités de l’éducation lançaient le collectif Riposte éducation, à travers un premier appel rassemblant toutes celles et ceux qui ne peuvent se résigner à une École du tri social. Faisant le constat d’un service public d’éducation « qui va mal », où les inégalités scolaires se creusent, où la réussite scolaire est de plus en plus marquée par l’origine sociale et où les personnels sont à bout, où les enfants et les jeunes sont en souffrance, elles et ils appelaient à rompre avec les politiques éducatives menées depuis 2017 pour « refonder une institution éducative démocratique, humaniste, moderne. » Sur le site de La Riposte.
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La ministre de la Rentrée 2024 : incompétente et dangereuse
Une nouvelle ministre de l’éducation, parfaite inconnue, incompétente sur les questions d’éducation mais qui a des idées extrêmement dangereuses :
- Elle préconise le SNU Service National Universel à tous les élèves de seconde. Un des éléments essentiels du « domaine réservé » du président Macron.
- Pour renforcer la cohésion républicaine
- Stage encadré par l’armée avec des discours réactionnaires, en rang et avec des tenues identiques. L’armée quoi ! 5 milliards d’euros détournés chaque année des budgets éducatifs.
- Les premières expérimentations du SNU : malaises, agressions contre des adolescentes…
- Elle a même déclaré devant la Commission de la défense de l’Assemblée nationale le 14 mai 2024 : «Le principal défi réside dans le fait que l’esprit de défense n’est pas inné. Il doit être cultivé en chaque citoyen, dès le plus jeune âge, pour permettre la défense de la nation par elle-même». Et pour vanter l’instauration du SNU, elle dit «qu’il s’agit de mettre en œuvre la souffrance, la discipline et les rites ; cela pourrait inspirer notre jeunesse».
- A lire sur ce nouveau scandale à la tête du gouvernement : Incompétente sur les questions d’éducation mais habile dans d’autres domaines. Députée des français établis à l’étranger, elle a fondé à Singapour, une entreprise, «Help Agency», pour conseiller les autres occidentaux à bien dresser leurs domestiques. «Helper», c’est le mot poli pour appeler une employée de maison, une «bonne», voire une esclave à domicile.

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19 Août 2024 : Raymond Millot nous a quitté.e.s pour toujours
mais toutes ses publications lui survivront…
…et surtout son message : « Bifurquer… Changer l’ordre millénaire », son combat à partager…
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« BIFURQUER… CHANGER L’ORDRE MILLENAIRE »
La brochure que nous a laissé Raymond Millot, ultimes réflexions de toute une vie de pédagogue.

« La CIIVISE » après avoir rendu public, en novembre 23, son rapport effrayant sur « les violences sexuelles faites aux enfants », a publié ce commentaire : « Nous, la société, nous sommes trompés. Nous avons cru qu’il était préférable de faire comme si ça n’existait pas, comme si c’était impossible. Nous avons préféré ne pas voir » Qui parle encore de ce rapport ?
- Dans ce petit livre : « BIFURQUER… CHANGER L’ORDRE MILLENAIRE », j’ouvre une réflexion sur le statut du vivant, des personnes, en particulier femmes et enfants, à qui l’on assigne soit un statut d’objet (philosophiquement « ce qui est pensé »), soit un statut de sujet (« qui est ce qui pense »).
- Partant du mouvement @Me Too et du rapport de la CIIVISE qui, tous deux, dénoncent le statut d’« objets sexuels» que subissent femmes et enfants, j’invite à réfléchir plus globalement sur le statut d’objet que la famille et la société assignent à l’enfant, et notamment, le système éducatif qui vise à le formater de multiples manières.
- J’invite à réfléchir plus globalement sur le statut d’objet que la famille et la société assignent à l’enfant, et notamment, le système éducatif qui vise à le formater de multiples manières.
- J’invite à ne pas s’accommoder de ce constat, à ne pas « faire comme si ça n’existait pas comme si c’était impossible », à ne pas préférer « ne pas voir ».
- Et en conséquence, à envisager l’alternative : Un système éducatif indépendant du pouvoir politique, à l’exemple du système de santé, où le statut de sujet reconnu à l’enfant contribuera, tout autant que le savoir, à son émancipation. »
Ce petit texte donne un avant- goût de la brochure de Raymond Millot (pas encore en librairie). Chez Massot Editions. Son prix : 6,90 € . Se le procurer en ligne.
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7 juillet : ouf !
- 2021 : L’historienne Ludivine Bantigny écrivait dans sa préface à « L’EDUCATION, UN BIEN COMMUN » : «Raymond Millot a raison de juger crucial le grand enjeu de l’émancipation ».
- Juillet 2024 : Notre camarade poursuivant sa réflexion, vient de terminer une nouvelle brochure chez les mêmes éditions Massot : « BIFURQUER, CHANGER L’ORDRE MILLENAIRE ». Il voit dans le mouvement # ME TOO, dans l’appel à « BIFURQUER » lancé par les étudiants des grandes écoles (comme dans le mouvement des femmes iraniennes ), des manifestations de cet élan émancipateur…
- Jusqu’au 7 juillet, il redoutait, comme nous toutes et tous, la régression promise par le succès annoncé du Front National (déguisé habilement en « Rassemblement National »). Mais les résultats inespérés des élections législatives, pour lui comme pour nous, sont des raisons d’espérer un changement que l’on devra gagner…
Nadine Lanneau, gestionnaire du site.
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On continue !
« Le 6 juillet, je me préparais à entrer dans un long tunnel dont je ne ressortirai pas vivant » Raymond Millot.
En 2021, Denis Robert commençait ainsi sa préface au livre collectif RESISTONS ENSEMBLE : « Tout est parti d’un vieux militant de 95 ans qui rêvait de refaire le coup des « jours heureux » et il annonçait la naissance du Conseil National de la Nouvelle Résistance, CNNR.
Le 6 juillet 2021, je pensais que ce CNNR allait devoir se développer. Je considérais que les idées développées dans ma nouvelle brochure allaient devoir attendre beaucoup de temps avant de pouvoir ne serait-ce qu’être examinées…
Ce 7 juillet 2024, nous avons l’heureuse surprise, rendue possible par le Nouveau Front Populaire.
Il importe donc, sans attendre la publication de cette nouvelle brochure d’examiner la « BIFURCATION INSTITUTIONNELLE » (proposée au chapitre 4 ) et de la mettre en relation avec le danger qui vient d’être écarté mais dont les causes n’ont pas disparu.
Raymond Millot
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Les causes du vote RN
Certains analystes ont souligné que le Rassemblement National exploite le sentiment d’humiliation et de désespoir qui touche « les employés et ouvriers peu qualifiés ». Les plus clairvoyants des militant.es du NFP ont décrit ces travailleurs « fâchés, pas fascistes ».
Pour les militant.es qui, comme nous, estiment que l’éducation est un champ de bataille politique, ces travailleurs «peu qualifiés » sont les élèves que le système « Education » Nationale a triés, dès leur entrée à « la grande école » et que les macronistes ont entrepris de trier dès l’école maternelle. L’humiliation a donc, pour eux, commencé très tôt.
C’est un peu ce qu’analysent les rédacteurs CESE [ Ndlr : Le Conseil économique, social et environnemental, prononcé /sezə/) est la troisième assemblée constitutionnelle française, composée de représentants sociaux (patronat, syndicats, associations).
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Analyses du CESE
(Conseil économique, social et environnemental)
Le CESE préconise au Gouvernement de prioriser les finalités attendues de l’École.
PRÉCONISATION #2 :
- Assurer la réussite de tous les élèves,
- Garantir les moyens, de la maternelle au lycée
- Substituer le principe de réussite de tous les élèves à celui d’égalité des
- chances. »
PRÉCONISATION #3 :
- Atteindre l’objectif de la réussite de toutes et tous à l’École demande d’établir un véritable socle commun de connaissances, de compétences et de culture pour tous les élèves, de la maternelle au lycée.
- En conséquence, le CESE préconise de remplacer le Conseil supérieur des programmes par une instance indépendante, s’appuyant sur les expertises professionnelles et les travaux de la recherche.
Limites de ces préconisations selon nous :
- Les préconisations du CESE restent toutefois ambigües : « réussite de tous les élèves » risque d’être considéré comme utopique car entendu par le public comme réussite aux examens. Le point 2 de notre Appel de 2020 proposait plutôt de « permettre au potentiel d’intelligence et de créativité de chaque individu de s’exprimer au service de son propre équilibre et du développement qualitatif de la société, notamment par la création dans le domaine artistique »
- La 3ème préconisation parle d’une « instance indépendante ». Le point 4 de notre Appel va plus loin : « affirmer que l’éducation est un bien commun qui en tant que tel, ne doit pas dépendre d’un quelconque pouvoir politique ou économique mais faire l’objet d’une construction collective évolutive élaborée démocratiquement ».
Comparons avec notre Appel de 2020 : Il est urgent d’esquisser les contours d’un système éducatif alternatif et d’entreprendre des recherches-action le préfigurant. Parmi les objectifs que le débat permettra de compléter :
- Développer les capacités de résilience « en donnant la part belle à la coopération et la créativité, et au développement des sciences citoyennes et participatives »
- (cf. les 35 propositions, dans le livre : Retour sur Terre. Les 35 propositions de 7 chercheurs : Dominique Bourg • Gauthier Chapelle • Johann Chapoutot • Philippe Desbrosses • Xavier Ricard Lanata • Pablo Servigne • Sophie Swaton.) Lire le résumé sur le site Babelio.
- Permettre au potentiel d’intelligence et de créativité de chaque individu de s’exprimer au service de son propre équilibre et du développement qualitatif de la société, notamment par la création dans le domaine artistique
- Favoriser les démarches émancipatrices et solidaires dans l’esprit des premiers temps du mouvement ouvrier
- Affirmer que l’éducation est un bien commun qui en tant que tel, ne doit pas dépendre d’un quelconque pouvoir politique ou économique mais faire l’objet d’une construction collective évolutive élaborée démocratiquement.
Le réalisme conduit à considérer que tout pouvoir entend formater les enfants pour pouvoir « reproduire l’ordre social ». Cette indépendance est indispensable. Dans la nouvelle brochure elle est envisagée d’une manière très concrète et réaliste :
- Les objectifs d’un tel système indépendant cesseraient d’être définis par les besoins de l’économie et sa fonction reproduction sociale.
- Ils seraient, comme la santé, constamment actualisés en fonction des avancées de la science et des dangers, anciens ou nouveaux, à combattre, parmi lesquels les inégalités culturelles, sociales, de genre, le changement climatique, les travers des technologies nouvelles. Se référer au système de santé qui comporte une « Haute Autorité de santé « (HAS).
L’HAS : « Autorité publique indépendante à caractère scientifique, la Haute Autorité de santé (HAS) vise à développer la qualité dans le champ sanitaire, social et médico-social, au bénéfice des personnes. Elle travaille aux côtés des pouvoirs publics dont elle éclaire la décision, avec les professionnels pour optimiser leurs pratiques et organisations, et au bénéfice des usagers dont elle renforce la capacité à faire leurs choix. Elle a été créée par la loi du 13 août 2004 relative à l’Assurance maladie. » Il y a lieu de penser que cette haute autorité est elle-même indépendante du système politique et qu’elle n’est pas tributaire des systèmes électoraux quels qu’ils soient (mis à part le financement).
La HAS a « trois missions :
- Evaluer (les médicaments, dispositifs médicaux et actes professionnels en vue de leur remboursement)
- Mesurer et améliorer (la qualité dans les hôpitaux, cliniques, en médecine de ville et dans les structures sociales et médico-sociales)
Par ailleurs, l’Académie Nationale de Médecine est entre autre choses un lieu de suivi, sous forme de « communications », des avancées de la recherche comme a pu l’être l’Institut National de la Recherche Pédagogique (INRP) avant sa dissolution en 2011.
Il semble donc possible d’imaginer une Haute Autorité du Développement et de la Santé Intellectuelle, dont les missions pourraient être inspirées de celles du système de santé.
Il nous faut également constater que la problématique du « statut » du malade ou de l’élève s’est posé et se pose de la même manière en termes d’objets et de sujets : lire la brochure « BIFURQUER, CHANGER L’ORDRE MILLENAIRE ». Ma dernière brochure sera bientôt publiée chez Massot Editions. Il ne s’agit donc pas d’une utopie
- si l’on cesse de fixer au système éducatif des objectifs de conditionnement économique et politique,
- si l’on considère que les trois proposition de notre Appel « les capacités de résilience » « le développement du potentiels d’intelligence et de créativité de chaque individu » et de son « émancipation » contribuent à l’amélioration du BIEN COMMUN.
- Il est donc nécessaire de lancer la réflexion concernant une telle hypothèse. Celle-ci sera présentée lors de la Convention Citoyenne sur l’Education dont nous souhaitons la tenue.
Raymond Millot
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Janvier 2024
Collectif Riposte Education
pour préparer ensemble l’avenir de l’école

Le site du collectif Riposte Education ici
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Pour une Convention Citoyenne de l’Education : CCE
Nous avons constaté que les mesures préconisées par La Convention Citoyenne sur le Climat souvent très radicales, résultent de façon inattendue, d’un traitement approfondi du sujet. Et pourtant ce ne sont pas des expertes et des experts qui les ont proposées ! Mise en place après les mouvements sociaux des « gilets jaunes », la Convention citoyenne pour le climat avait pour mandat de définir des mesures permettant de baisser d’au moins 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.
Que s’est-il donc passé ? Il est intéressant d’aller y voir de près : « Pour la première fois, un panel décrivant la diversité des citoyens et citoyennes françaises est directement impliqué dans la préparation de la loi. elle réunit cent cinquante personnes, toutes tirées au sort ; elle illustre la diversité de la société française. Pour organiser ses travaux, la Convention peut compter sur le soutien d’un Comité de gouvernance, d’experts techniques et juridiques et de professionnels de la participation et de la délibération collective. Trois garants veillent à la neutralité et à la sincérité des débats. L’organisation est assurée par le CESE, institution constitutionnellement indépendante ». Extraits du site.
Il y avait également sur le site un appel à contributions pour quiconque voulait participer. Des synthèses étaient réalisées et présentées pour discussion à un comité composé de membres du comité de gouvernance et de membres de la Convention. Il est possible encore d’écouter les travaux de la Convention et de consulter des reportages vidéos ici. Et dans ce reportage vidéo court (pris au hasard ici), dans SESSION # 5, à 3.52, un participant déclare : « Je trouve qu’on est allé assez loin puisqu’on a même proposé une modification du Code de l’Education […] »
Effectivement !
Chapitre ÉDUCATION, c’est l’objectif 5 « Consommer » : « Nous voulons, promouvoir et apprendre les comportements écoresponsables dès le plus jeune âge et tout au long de la vie, en faisant de l’éducation, de la formation et de la sensibilisation des leviers d’action de la consommation responsable et ainsi changer les pratiques en profondeur dans notre société. Pour cela, nous proposons d’agir sur plusieurs dimensions, en s’appuyant notamment sur des préconisations formulées par l’UNESCO » :
- PROPOSITION C5.1 : Modifier le code de l’éducation pour une généralisation de l’éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD) dans le modèle scolaire français
- PROPOSITION C5.2 : Renforcer les modalités d’éducation à l’environnement et au développement durable par la création d’une matière nouvelle générale parallèlement au développement d’une action globale au sein des établissements scolaires
- PROPOSITION C5.3 : Sensibiliser l’ensemble de la population française en reliant compréhension de l’urgence climatique et passage à l’action ».
Lire ici les mesures détaillées
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Objets/sujets… Bifurcations en cours
pour mémoire…
Une bifurcation majeure concernant la femme…
- 2017 : « le mouvement #Me Too a rendu possible quelque chose qui semblait inimaginable il y a quelques années : entendre les femmes. Une « libération de la parole » mais surtout de l’écoute » constate en 2024 le quotidien Libération…
- 1791 : Olympe de Gouges rédigeait une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
Il a donc fallu 216 ans pour que la femme soit ainsi écoutée et reconnue en tant que sujet
Concernant l’homme…
… la bifurcation est à entreprendre ! Vaste programme… pour que tous ou du moins la plupart, reconnaissent leur responsabilité.
Concernant l’enfant, quelques jalons :
- 1904 : Lewis Hine pouvait encore photographier des enfants de 5 ans employés dans les filatures anglaises…
- 1882 : Jules Ferry instaure l’école obligatoire, l’enfant échappe enfin à l’exploitation par le travail, mais il reste en l’état d’objet. On lui enseigne ce qu’on nomme aujourd’hui les « savoirs fondamentaux » pour satisfaire les besoins de la révolution industrielle et ceux de la Patrie (1918 : on a décompté côté français,1 400 000 de morts, 4 000 000 de blessés).
- 2021, en France : une commission indépendante se penche, sur les violences sexuelles faites aux enfants. Le juge pour enfants Edouard Durand qui dirige cette commission, la « CIIVISE », rend son rapport en 2024 et l’on apprend que les mineurs sont en France 160 000 à subir des violences sexuelles. Au moins 2 enfants par classe !
L’opinion découvre que l’enfant, dont on parle publiquement avec attendrissement et qui fait l’objet de soins raffinés dans les journaux, est aussi, massivement, l’objet des pires abus. On aimerait assister à une vague massive d’indignation…
- 2023, décembre, le juge Durand est évincé… il semble déranger
- 2024 Les deux personnes qui le remplacent à la tête de la Ciivise, ont selon Télérama du 14 février « foulé aux pieds la doctrine, si forte, de la CIIVISE, le « on vous croit » qui affirmait jusqu’ici la légitimité de la parole des victimes ». Ces deux nouveaux co-présidents sont contraints de démissionner… » « Comment cette commission peut-elle finir dans un tel fiasco ?» s’interroge l’hebdomadaire (pas vraiment écolo-gauchiste). Le Président Macron semble avoir oublié être l’initiateur de cette malencontreuse CIIVISE. Avec son ministre Attal il entend maintenant et de toute urgence rétablir l’autorité et à cet effet utiliser les artifices habituels, uniforme, salut au drapeau, etc… Il s’agit de couper l’herbe sous le pied du R.N.
Les souffrances des enfants sont de nouveau poussées sous le tapis…
Ces quelques données appellent à réfléchir au fait qu’aucun mouvement Me Too ne permettra aux enfants de « se faire entendre », et que cette évidence nous fait le devoir, sinon de parler pour eux, du moins de réunir les preuves que leurs souffrances sont encore plus nombreuses et odieuses que celles des femmes. Notamment celles qu’ils subissent à l’école sur lesquelles il nous est possible d’agir.
[Lire aussi « Dénoncer la violence systémique à l’oeuvre dans l’école, c’est aussi lutter contre le harcèlement scolaire » de J.P. Véran dans son blog de Médiapart.]
Certaines violences sont depuis peu connues du public : harcèlement, décrochage, phobie scolaire, détérioration de la santé mentale des enfants et des adolescents, sont périodiquement évoqués dans les journaux à la télévision. Le problème est suffisamment grave pour qu’on s’efforce de remonter à la racine des causes. A cet effet, nous proposons de prendre au sérieux l’objectif majeur qu’osait évoquer Jules Ferry, l’émancipation, et de réfléchir à la manière de transposer, à l’intention des enfants, la conviction de Karl Marx :« l’émancipation de la classe ouvrière doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes »…
L’auteur de ces lignes est entré tardivement dans l’enseignement et a eu le privilège de participer aux recherches-actions des écoles expérimentales du XXème (« Vitruve »), puis de la Villeneuve de Grenoble (animation de 5 groupes scolaires) toujours en relation étroite avec la recherche (INRP) de 1962 à 2001). Il a été porteur puis a suivi la mise en œuvre du projet émancipateur, de la pédagogie de « l’auto-socio-construction ». Il a assisté objectivement, dans la durée, à la transformation du statut de l’enfant. Il a pu observer comment son passage à l’état de sujet a pu provoquer des évolutions dans les familles et dans le corps social (notamment quand une équipe a diffusé sa brochure « Vivre à l’école en citoyens ») .
C’est donc avec une longue expérience pratique qu’il se permet de réfléchir sur le thème « Statuts » puis d’en tirer une proposition permettant d’ouvrir le débat… [Lire la suite ici]
Raymond Millot 22 février 2024
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Difficultés… à nous faire entendre…
Deux personnalités nous aident à comprendre les difficultés que nous avons à
nous faire entendre :
- Coralie Chevallier, chercheuse en science cognitives et comportementales :« Ce n’est ni le climato-scepticisme, ni la théorie du complot qui fait qu’on n’agit pas… Le niveau de compréhension est très élevé. Mais ce n’est pas parce qu’on a compris l’urgence d’agir qu’on respecte le devoir d’agir ».
- Laurence Tubiana, directrice de la chaire « développement durable » de Sciences Po : « Comment
abandonner l’idée que demain sera mieux que ce qui a fondé l’économie orthodoxe [sachant que] la prospérité ne nous a pas apporté le bonheur, [que] l’accumulation de richesses ne procure pas de bonheur additionnel ?»
Lu sur libération du 1er février 2024, l’article « Les héritages de Daniel Cohen : des« pavés contre les idées reçues » (pour abonné•e•s). Nous laissons à nos ami•e•s le soin de transposer ces analyses
au domaine de l’éducation…
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2024 : Appels contre « le Choc des savoirs » une régression sans nom
Janvier 2024 : Contre l’école du tri social, une riposte collective s’impose. Collectif La Riposte
« C’est un appel à une riposte, unitaire et collective que lancent dans cette tribune les mouvements pédagogiques et associations complémentaires de l’école, les associations d’usagers·ères, les organisations syndicales, les chercheuses et chercheurs, les actrices et acteurs de l’éducation. « Nous appelons toutes celles et tous ceux qui ne peuvent se résigner à une école du tri social, à participer à nos travaux pour un Grenelle alternatif » écrit le collectif.
Pour relever le défi d’une école plus égalitaire, pour former des citoyennes et des citoyens de demain éclairé·es, à même de relever les enjeux majeurs posés par les crises climatiques, démocratiques, sociales qui pèsent sur nos sociétés, une bifurcation est plus que jamais nécessaire.
L’école française, dans son ensemble, va mal. Les signaux sont au rouge, le président en fait son affaire personnelle dans une direction amplifiant la fracture sociale qui ronge déjà notre école. Rejoignant d’autres études, les dernières évaluations PISA soulignent et confirment des indicateurs inquiétants : poursuite de la baisse des résultats des élèves de 15-16 ans en maths et lecture, confirmation des écarts de réussite selon les milieux sociaux, mal-être scolaire sensible des élèves, et souffrance des professionnels de l’éducation ».
Ce qui est dit dans le texte de l’appel (lire l’intégralité sur le site du Café pédagogique plus bas) : « La méthode proposée ? Ouvrir 4 ou 5 chantiers successifs autour des questions vives posées. Organiser des séminaires largement ouverts sur chacune : ouvrir des débats documentés, par la recherche, les expérimentations, les innovations de terrain, les témoignages. Construire ensemble des consensus pour être force de proposition.
Vers un grand rendez-vous pour un « Grenelle alternatif de l’école », en juillet ou septembre 2024 : des états généraux pour faire le point sur l’ensemble des discussions menées ».
Le collectif Education bien commun associé au groupe éducation du CNNR, interviendra dans les débats pour faire connaître ses propositions pour cette bifurcation – une transformation totale du système et non une énième réforme de l’éducation -. Nous avons des témoignages de terrain, des expérimentations qui ont été positives en leur temps dans le système lui-même (écoles et collèges) ou à l’étranger. (Lire ici sur notre site).
Le texte de l’appel est à signer sur le site du Café Pédagogique.
Pétition de l’intersyndicale
Et pétition de tous les syndicats aussi « Ensemble nous disons « NON » au « Choc des savoirs ». Le ministère s’entête à vouloir mettre en place le projet conservateur et passéiste du « choc des savoirs » présenté il y a quelques mois par Gabriel Attal devenu Premier ministre. Ce projet est néfaste à l’École pour les élèves et pour les personnels. Au lieu d’en guérir les maux, il renonce à les voir et va les accroitre. À l’appel des organisations syndicales FSU, UNSA, FO, Sgen-CFDT, CGT Educ’Action et Sud, nous nous opposons à ce plan qui :
- trie socialement les élèves en organisant les cours de mathématiques et de français en groupes de niveau, ce qui va immanquablement accentuer les inégalités scolaires […] Signer la pétition ici.
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2023 : « Mobilisation générale ». Contribution de l’éducation
Les effets du réchauffement climatique se manifestent plus vite et plus gravement que prévu. Les journalistes et les politiciens en sont informés mais, allant au plus pressé, ils mettent presque systématiquement cette perspective entre parenthèses.
Contrairement à eux, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’en inquiète au point d’appeler à la « mobilisation générale ».
En attendant que celle-ci devienne effective, il est possible :
- d’exploiter et déborder les timides propositions de l’institution scolaire concernant « l’éducation au développement durable ». Occasion d’accumuler de l’expérience utile à l’éventuelle« bifurcation » et de donner un sens à la « transdisciplinarité »
- d’imaginer une mise en œuvre de cette mobilisation, dans les différents domaines de la vie sociale.
Il est impossible de tenir les enfants et les adolescents à l’écart des horreurs du monde. Nous constatons leur inquiétude et nous estimons que le moyen le plus efficacepour empêcher qu’elle n’envahisse les esprits, c’est l’action. [Lire la suite dans cette page]
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Appel de 2023
Un Institut Pédagogique Provisoire ? Pour quoi faire ?
« L’éducation est un bien commun qui en tant que tel, ne doit pas dépendre d’un quelconque pouvoir politique ou économique mais faire l’objet d’une construction collective évolutive élaborée démocratiquement ». C’est un des principes que nous défendons depuis le début.
L’organisation de cette « construction collective » devra comprendre un Institut Pédagogique où seront examinés des problèmes, tels ce fait scandaleux révélé en septembre 2023 par le juge Edouard Durand et la CIIVISE : 1 fille sur 5 et un garçon sur 13 sont victimes d’inceste et de violences sexuelles. CE CONSTAT DEVRAIT AVOIR L’EFFET DE ME TOO ! CE N’EST PAS LE CAS, POURQUOI ?
L’Institut Pédagogique Provisoire, I.P.P. ouvre le débat. [Lire la suite]
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Appel du 14 octobre 2022
Bifurquer !
Le combat contre la réforme des retraites montre une forte mobilisation de nos jeunes. Leurs appels, actions, revendications portent bien moins sur les retraites que sur l’emploi, le travail, les solidarités, la justice sociale, le désastre écologique, bref un désir fort d’un futur autre que celui qui leur est aujourd’hui proposé. Les assemblées générales, les ateliers de création politique, les blocus – parfois même de collégiens protestant contre des effectifs de classe chargés et des conditions de travail dégradées – nous obligent toutes et tous, expert•e•s ou non des questions éducatives, à réunir nos forces et à entreprendre partout où l’on peut des actions, des démarches pour construire ensemble une autre école dans le cadre d’une éducation qui serait considérée comme un bien commun.
C’est l’objectif d’un cycle initié par l’UBC et le CNNR
Lire « C’est tout le système qui doit biburquer » notre appel de l’automne 2022.
Le changement de paradigme exige des «bifurcations »…

« « En science, on appelle paradigme une conception théorique dominante ayant cours à une certaine époque dans une communauté scientifique donnée ». Le productivisme est « une conception dominante de notre époque » qui a créé une situation catastrophique. Le mettre en question c’est donc vouloir « changer de paradigme ». Le système éducatif entretient actuellement l’ancien paradigme en façonnant les esprits et en jouant un rôle majeur dans la reproduction sociale. Il est possible de nuancer le constat, d’évoquer le rôle émancipateur des savoirs qu’il transmet, mais il est indéniable qu’il est organisé pour sélectionner, sur la base de critères définis par des programmes qui correspondent aux besoins de la société productiviste et capitaliste. Sa philosophie méritocratique, prétendument égalitaire, développe un individualisme qui fait obstacle à toute remise en question.
Vouloir changer de paradigme, c’est aussi vouloir, champ par champ, envisager les bifurcations … »
- La « déconstruction » du système… un préalable ?
- La proposition : lancer une recherche-action de très grande ampleur
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L’Appel de 2020
« Education bien commun » : Une éducation pour faire face au « Jour d’après ». L’objectif de cet Appel constitue la raison d’être de ce site » en 2020 : C’était le premier appel, voir les signataires sur cette Page.
« RÉSISTONS ENSEMBLE, POUR QUE RENAISSENT DES JOURS HEUREUX » Le 13 Mai 2020 a été créé le Conseil National de la Nouvelle Résistance CNNR Voir la vidéo.
En ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, nous publions RÉSISTONS ENSEMBLE, POUR QUE RENAISSENT DES JOURS HEUREUX – un ouvrage préfacé par Denis Robert qui nous propose les contributions d’une quarantaine de personnalités. Un texte pour apprendre d’hier pour agir demain. Disponible gratuitement ici. Téléchargeable.
Préface de Denis Robert : « Tout est parti d’un vieux militant Raymond Millot, 93 ans, qui rêvait de refaire le coup « des jours heureux ». Il nous a écrit et envoyé un texte […] Il parle d’un projet visant à repenser le modèle éducatif. […]
Denis Robert est écrivain, journaliste et réalisateur de documentaires. Spécialiste de la lutte contre la criminalité financière, il est notamment connu pour son enquête sur la société Clearstream. Il est depuis 2019, le directeur de la rédaction du Média. Artiste prolifique, il est aussi plasticien et l’auteur d’une dizaine de romans et autant d’essais. »
Raymond Millot se définit lui-même comme libertaire, féministe, internationaliste, autodidacte. Il a été charpentier, électricien, agent technique, instituteur (école expérimentale), conseiller pédagogique, coordinateur de la recherche-action (école ouverte/société éducatrice) à La Villeneuve de Grenoble. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : « Une voie communautaire ; Émancipation, avenir d’une utopie », et co-auteur de : « À la recherche de l’école de demain ; Écoles en rupture ; Vivre à l’école en citoyen » . Lire la suite ici sur la page de l’Appel de 2020 avec les signatures.
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Autour de la bifurcation en éducation
Un système éducatif qui « bifurque » transforme radicalement les apprentissages, en particulier celui de la lecture pour émanciper les enfants et les jeunes, leurs conditions d’apprentissage ; émancipe les personnels du rêve technocratique de l’Etat qui veut les infantiliser, intègre comme des partenaires les éducateur•rice•s, les parents d’élèves, etc ; prend en compte réellement l’urgence écologique… en faisant des enfants et des jeunes les premiers acteur•rice•s d’actions entreprises collectivement pour qu’ils échappent aux états dépressifs qui les menacent…
- L’ensemble des articles de nombreux contributeurs depuis 2020 est à lire dans le BLOG
- Des textes, des citations tirées de livres ou de sites, à lire et partager. Bibliographie, sitographie et citations diverses ici Et en exergue, cet hommage à l’homme qui appela toutes et tous à s’indigner :
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Où en sont les écoles expérimentales aujourd’hui ?
Des photos et images d’expériences alternatives, de projets émancipateurs. Voir dans la Page du site : Recherche-action et pédagogie du projet.
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